PAR LES RAYONS DE RÔNTGEN
Par R.-K. M« CLUNG.
Résumé, par P. LU60L.
Philosophical Magazine, 6* série, 1904» t. VII, p. 81-95.
Ou a mesuré à différentes lempératures la vitesse de déperdition de l'électricité enlre deux électrodes ou deux groupes d'électrodes conte,- Dant entre elles le gaz ionisé. L'air a été étudié à pression constante, et à volume constant.
Expériences sur l'air à pression constante. — Les électrodes étaient disposées dans une caisse métallique communiquant librement avec l'espace ambiant, munie de thermomètres, et placée au centre d'une étuve à air chaud. L'une d'elles était reliée à l'une des paires de quadrants d'un électromètre de Dolezalek, l'autre à une batterie d'accumulateurs donnant un champ suffisant pour extraire les ions avant qu'ils aient eu le temps de se recombiner; la déviation acquise par Télectromètre au bout d'un temps toujours le même, à différentes températures, était prise pour mesure de l'ionisation correspondante; la constance de la source ionisante était éprouvée immédiatement après chaque lecture au moyen d'un jeu d'électrodes auxiliaires en dérivation sur la batterie et l'électromètre (disposition analogue à celle de la figure). Des expériences faites à températures croissantes et à températures décroissantes ont donné le même résultat.
L'ionisation d'un gaz par unité de volume étant proportionnelle à sa pression ( * ), on a dû faire la correction nécessitée par la variation
( ' ) PsRRiN, Ann. de Chim. et de Phys., 7» série, t. IX, 1897, p. 496.— Rutherford et M* Clung, Phil. Trans., t. CXCVI, 1901. — Ce Vol. p. 565.
> la densité avec la lernjiérature, [luisque l'appareil eommuniquail liremeot a\ec t'ext/TJciir. L'ionisalioii ainsi corrigée s'est montrée idëpendanle de la tein|>i'Tati)n>, eoinine l'indiqueat les nombres
• corrigée
erapérature en cenlit;rA(iv<i
C'est donc seulement le (^liiiiiKeinent de densité qui affecte Ionisation.
Expérieiic«a i densité constante. On mesure l'ionisation d'une lasse d'air enfermée ilans un récijticnl éuniclie, el dont on mainent la densité cnnsUiiilu; duns ces conditions, c'est tiniquemenl la iriation de tempéralure qui peut iiilluer sur l'ionisation. La figure îprésenle l'appareil employé.
, nlmdre dr lanoa chaaK par va (varant rlcv-tn^ut. i|ui |u$w .laa* «bt spirale Je «adIcHMWt «anialr» a«luiir da cvlin'lrr ri «rp^rrr .ir lui (str hm i.'ilr d'aoïMnir : Ir fe^. la tab«t D. D'. rt U j<>wr FF 9»al br.>srsL <ur F rsl b.-iih>aUK« ase pl«qae ^atmmiaimm «r i^- .f^»i»<ar, aviarw * ,-- rn >*>a .-valt» (.tar Uisvi paM^^e BBx nja** nsaipa. EC vlcctiuln <tr \»H\it tït'ln^. t~ nt ■■bbk' •!'«■ aaaraa de a >al; I. rlMIiwtrs tir r^alrv^tr. tVrwrv"' cki^vac o une t 4'alBwatBB tt«dac ïar an >-«1r .tr •~Bi>rT^ \\. latrrrtti trur: ÇIS. awaoMtti* a acnarr d»:i*r > Mnairr la wmprrat jc.^ ju jai ^ W aiv«a« Q
BPFET8 DK LA TKMPKRATt'RE SUR L*10MSAT10N. 535
On laisse fonctionner Tampoule pendant un nombre déterminé de secondes, de manière que Fionisation arrive à un état constant, Ë eti étant au sol ; on isole alors en même temps E et I et Ton enlève W, puis on laisse passer les rayons pendant un temps donné; les électrodes E et I se chargent ensemble pendant le même temps; on lit la déviation de l'électromètre correspondant à la charge de E, puis on décharge les quadrants de Télectromètre, on les isole de nouveau et Ton met de suite W en place pour mesurer la charge de I, qui sert de contrôle pour la constance des rayons pendant la durée d^une mesure faite avec le cylindre A.
On a examiné Tair, le gaz carbonique et l'hydrogène, en opérant soit par températures croissantes, soit par températures décroissantes ; les résultats ont été les mêmes dans les deux cas. Avec l'hydrogène ils sont moins bons qu'avec les autres gaz, tant à cause de l'impossibililé de rendre l'appareil tout à fait étanche pour lui, que de sa faible ionisation.
Air.