UN PHÉMOHÈNK DE LA LAMPE EDISON
Traduit de l'uglaii par H. DODIBB.
Engineering, n d^embr« iBS). p. bit.
L'eipojJtioD particulière de M. Ediâon, à l'Exposition de Piiiladflphie, a fait connaître un phénomène curieux : entre les branches uu lilauent d'une lampe à incandescence, et à égale distance de cha-
"Ç d elles, on plaçait une lame de platine, constituant une électrode f^' «Ont l'extrémité s'arrêtait à environ j fouce au-dessous de l'arc ^'"ent. Lorsque la lampe fonctionnait, si l'on mettait un galva-
l84 l'effet EDISON.
nomèlre en communication avec Féleclrode et Tune des extrémités du filament, on observait un courant, dont le sens changeait suivant que l'on reliait à l'instrument l'extrémité positive ou négative du charbon. Cela prouve qu'il y a décharge ou courant à l'intérieur de la lampe. U plus souvent, le courant était plus intense lorsqu'on s'adressait au pôle positif du charbon. En outre, son intensité croissait en même temps que celle du courant qui traversait la lampe. Quand la lampe a fonctionné pendant quelque temps, le courant le plus intense (de l'électrode au charbon positif) s'affaiblit, peut-être en raison de quelque effet de polarisation analogue à ceux qu'a remarqués Ediund dans ses expériences sur la décharge dans le vide. En laissant la lampe se reposer, le courant retrouve son intensité première. — On obtenait aussi un courant à travers le verre de la lampe, en plaçant sur lui l'électrode de platine. Il semblerait que, dans ces lampes, les particules d'air (o^ de charbon) s'échappent du filament avec une charge électrique, en suivant des lignes droites.