SUR LA CONDUCTIBILITÉ ET LA RADIOACTIVITE DE L* ATMOSPHÈRE
tant, quand l'isolement est suffisant, ne dépasse que de peu la limite d'erreur de la méthode.
A cause de cette petitesse de la correction, nous regardons la méthode exposée ici pour la détermination du rapport des capacités n comme suffisante malgré son inexactitude. On néglige le fait que la distribution de Télectricité sur les feuilles et sur leur support est un peu changée quand le corps de dispersion est mis en place; on néglige également les changements de capacité qui sont liés à Técartement et au rapprochement des feuilles.
Pour l'observation de la déperdition de l'électricité dans Tatmo-
sphère libre, nous plaçons sur le même trépied qui supporte Félec-
troscope, dans le prolongement de l'une des vis calantes, une tige
métallique à laquelle se trouve fixé un cylindre métallique pouvant
se fermer en haut par un couvercle et noirci intérieurement, de i4"'
de hauteur el 19*""* de largeur environ, de telle sorte que le cylindre
de dispersion se trouve sur son axe et est protégé par lui contre les
variations du champ électrique extérieur, la lumière directe du soleil
et les fortes agitations deFair. Naturellement, cette disposition exige
une nouvelle détermination de la constante n.
Toutes les parties de l'appareil, y compris la pile de Zamboni et Félectroscope, peuvent être emballées d'après un dispositif dû à M. le mécanicien Gûnther, à Brunswick, dans une caisse facilement transportable, qui sert elle-même, en même temps, de support pour le montage de l'instrument.
Si Ton monte l'appareil au milieu d'une chambre d'environ 65"'' de cipacilé, et si l'on détermine la déperdition de l'électricité en 10 mi- BQtes, on trouve une augmentation jusqu'au double environ de cette quantité, aussitôt que l'on place dans la chambre un morceau de pechblende d'environ Soo* à une distance de 2"* à 3" de l'appareil. La présence des substances fortement radioactives que l'on extrait du mioerdi d'umne par la méthode de M. et M"'* Curie se trahit naturellement avec plus de netteté encore. On peut même, dans des espaces (pi ne contiennent aucune de ces substances, observer des dispersions taormales de l'électricité, en y laissant seulement pénétrer de l'air des chambres voisines dans lesquelles on conserve des préparations dites ^radium et de polonium.
Nous nous proposons d'exposer ailleurs en détail les mesures de dispersion de l'électricité à l'air libre efl'ectuées avec l'appareil ; cependant nous voudrions résumer ici brièvement les résultats essentiels. La dispersion de l'électricité n'est pas la même à tous h s instants,
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mais elle montre, comme les autres données météorolog^iques. une certaine \ariabilité. Elle dépend fortement de la présence de troubles atmosphériques, tels que les nuages, le brouillard, le Uôhenrauch(^) et elle est d*autant plus petite que l'air est plus trouble. La force du >ent et Thumidité absolue n'ont que des effets sans importance, le degré hygrométrique ne joue de rôle qu^en ce que, au voisinage du point de saturation, la dispersion diminue. Dans la plaine elle est en général presque égale pour les charges positives et négatives. Dans la montagne on trouve, pendant les jours sans nuages, quand la hauteur au-dessus du niveau de la mer augmente, une augmentation de la dispersion, et cela pour les deux es|>èces d'électricilé. aussi longtemps que Ton reste dans les vallées. Sur les sommets des montagnes la déperdition de l'électricité négative est par un temps clair beaucoup plus grande que celle de la positive. Par un temps nuageux elles tombent toutes deux, ici aussi, jusqu'à un minimum. Au voisinage des chutes d'eau les charges positives sont au contraire dispersées particulièrement vite.
Ces différences de polarité peuvent aussi se reproduire artificiellement dans les plaines. On monte tout l'appareil isolé, une fois le corps de dispersion chargé, en l'entourant d'une toile métallique entièrement close. Si alors on charge la cage de toile métallique avec l'électricité de même nom, la dispersion à l'intérieur est beaucoup plus rapide que si la charge est de nom contraire.
Les faits s'interprètent de la manière la plus simple en admettant que l'air renferme de très petites particules portant une charge propre positi>e et négative, qui pro\<»quent [)ar leur contact la décharge de> corps portant une charge contraire à la leur, et qui < abstraction faite d'un petit excès de particules positives, dont la charge propre neutraliserait justement celle de la terre \ existent en quantités sensiblement égales. Dans la formation des nuajjes elles airissenl comme novaui de condensation: par là leur uiasse se trouve augmentée et leur mobilité (liiiiiiuiée. Les sonimels des montagnes, où l'électricité négative possèiio la densité la plus grande, attirent les positi>es et repoussent les n»'i:alives: au voisinage des chutes deau les négali>es dominent d après l'effet Lenard.
L ne cai:e de tiûle métallique isolée et électrisée rassemble autoui d'elle les particules portant une charge de signe contraire à la sienne celles-ci pénètrent en partie à travers les mailles, et d^^rhari^ent ur
Phenoiiieoe p,irticulier a l'AileiutfgDe «iu Nonl. v -^ote du traducteur. >