I. — Expériences sur les « kanalstrahlen
a. Mesures des quantités d^électricité. — La cathode du tube à vide étant mise au sol, il n'en passait pas moins, dans la partie 6 du tube ne renfermant pas Tanode, un flux d'électricité positive, quL commençait au moment où apparaissaient les « kanalstrahlen ». L^ machine étant en marche, on constatait un afflux continu d'électricité^ positive, facile à mesurer au galvanomètre et à évaluer en unités ^ absolues. Ceci confirme d'abord la découverte de M. Wien, d'âpre ^ laquelle les particules des « kanalstrahlen» transportent de l'électrici^^ positive.
Mais on constate de plus le fait remarquable que la nature du g^x influe beaucoup sur l'apparition du phénomène et sur son évoluliom:!. Pour mettre ce fait en évidence, je me permets de donner pour uM.:ie série de cas les résultats numériques in extenso. Comme M. Goldstein l'a déjà observé, les « kanalstrahlen » commencent par sortir de toute la surface libre de la toile métallique qui sert de cathode; à mesure q^^ la pression baisse ils s'éloignent progressivement du bord de la cathode et le faisceau de « kanalstrahlen » finit par se concentrer sur l'a^^ du tube
Suit une série de tableaux numériques avec courbes représentatives
Les résultats obtenus de la sorte sont résumés dans le Tableau s^^**' vaut. P désigne la pression où les « kanalstrahlen » cessent d'atteiu^^^ l'électrode auxiliaire, évaluée en millimètres de mercure; W le p^*^' cours moyen des molécules en millimètres à la pression P; (2 diamètre, à la même pression, de l'ensemble des molécules conteix^^^ dans i*^*"'.
La cathode était en aluminium.
Gaz. Ho. Nj. COj.
LE MECAMSUE DES RAYONS CATHODIQUKS ET DES « KANALSTRAHLEN ». 227
On voit iinniédialement que rapparition des « kanalstrahlen » dépend
du chemin moyen des molécules du gaz dont le tube est rempli et de
\ruv diamètre d'enseml)le par centimètre cube. D'une manière plus
précise, les a kanalstrahlen » apparaissent dans un gaz à une pression
dautant plus élevée que le chemin moyen est plus long, de sorte que
<les i< kanalstrahlen » de longueur déterminée ne prennent naissance
que lorsque le degré de vide est tel que les parcours moyens
soient les mêmes dans les di//érents gaz.
Un second problème consistait à rechercher si l'apparition des « kanalstrahlen » dépend de la nature de la cathode. A cet eflet j'ai employé la cathode décrite précédemment, mais en y remplaçant la toile d'aluminium par de la toile de fer ou de platine. Ce procédé me semblait justifié par le fait que les « kanalstrahlen » n'émanent que des ouvertures de la cathode et ne peuvent être influencés par l'anneau ^aluminium massif qu'ils ne traversent pas.
Suivent les Tableaux numériques correspondants.
Réunissant les résultats obtenus pour les différents métaux, on obl'eiitle Tableau suivant. K désigne la substance de la cathode, G le çc*2 et P la pression, en millimètre de Hg, où les a kanalstrahlen » <'■ s paraissent.
K. AI. Fe. Pt.