‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpusculesChapitre 66 sur 108 · H HERTZ · texte numérisé non relu

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la bougie. De même la flamme non éclairante de l'alcool et celle do brûleur Bunsen se montrent efficaces et, avec la flamme de la bougie, l'efl'et paraît provenir plutôt de la partie inférieure, non éclairante, que de la région supérieure, lumineuse. Avec une petite flamme d'hydrogène, c'est à peine si l'on obtient une action. La lumière du platine rendu incandescent par la flamme ou par un courant électrique, une forte flamme de phosphore en combustion, au voisinage le plus proche de l'étincelle, celle du sodium et du potassium, se montrèrent 1 inefficaces. Le soufre en combustion ne manifesta de même aucune | action, non pas seulement à cause de la faible intensité de sa flamme, car la flamme du sulfure de carbone montra quelque influence. Une action beaucoup plus forte que celle de toutes les sources de lumière citées jusqu'ici, fut donnée par la lumière du magnésium, son influence se fait sentir à la distance de i"*. Un peu plus faible et agissant jusqu'à la dislance de o"',5o, était la lumière de Drummond, produite à l'aide d'un chalumeau gaz d'éclairage-oxygène; cependant l'efl^et pouvait provenir en grande partie de la flamme du gaz, car il n'y avait pas de grande diflérence suivant que le cylindre de chaux était ou non dans la flamme. Je n'obtins jamais un eff*et certain avec lalumièredu soleil, à quelque momentdu jour ou de l'année que j'aie tenté l'expérience. Je concentrais la lumière solaire à l'aide d'une lentille de quartz sur l'étincelle, je constatais alors une faible action, mais cependant la même action était aussi obtenue en employant une lentille de verre et devait par suite être attribuée à l'élévation de température.

Mais de toutes les sources de lumière de beaucoup la plus efficace est la lumière de l'arc électrique; (^'est la seule qui puisse rivaliser a\ec l'étincelle. Ayant écarté les pôles d'un inducteur munis de sphères juste à la limite où Tétincelle ne passe plus, si Ton allume l'arc à i", 2"', V" ou 4'" de distance, un flux d'étincelles se reforme aussilol el s'airéle de nouveau quand l'arc s'éteint. Par une étroite ouverUire disposée devant Tare, on |)eut séparer la lumière violette de Tare pro- |)renienl dit, |)eN lumineux, de celle des charbons incandescents : on trouve (|ue l'inllnence provient essentiellement de la première. ANec la lumière de Tare électrique, j'ai repris une grande partie des recherclu^s précédemment décrites, telles que les recherches sur la propaj^ation recliligne, la réflexion, la réfraction de l'eflet, ainsi que son absorption par le verre, le mica, le gaz d'éclairage, et autres corps.

D après les résultats de nos recherches, la lumière ultra-\loleUe a la |)ropriété d'augmenter la distance d'éclatement de la décharj;e d'une bobine d'induction et des décharges analogues. Les circun-

I?{FLUBNCE DE LA LUMIERE ULTRA-VIOLETTE SUR LA DÉCHARGE ÉLECTRIQUE. 269

Stances suivant lesquelles elle manifeste son action pour chaque sorte

de décharge sont assurément très complexes, et il est ainsi désirable

d^étudier l'effet dans des conditions plus simples, en particulier en

supprimant l'inducteur. Dans cette recherche, pour obtenir quelques

avantages dans cette direction, je me suis heurté à des difficultés.

Pour cette raison, je me borne à communiquer actuellement des faits

établis, sans chercher une théorie sur la façon dont les phénomènes

observés se produisent.

Karlsruhe, mai 1887.

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