‹ Les quarante femmes d'Ali Baba; opérabouffe en 3 actesChapitre 2 sur 88 · PROLOGUE Pendant l'ouverture d'Orchestre · texte numérisé non relu

PROLOGUE Pendant l'ouverture d'Orchestre

Ali Baba, apparaissant sur le rideau; il est assis à la Turque sur des coussins et fume tranquillement son cliibouck. Une nuisiquc discrète souligne ce prologue. Au public (Parlé).

Si d'Ali Baba vaguement,

Chacun sait l'histoire étonnante.

Ici, personne, assurément.

N'en connaît la suite émouvante.

D'abord rectifions deux erreurs :

Car il s'en glisse en toute histoire,

Et dame, un conte de voleurs

N'en est pas exempt, c'est notoire !

Or, la légende à tort prétend

Que dans un bain d'huile bouillante.

J'aurais frit, et je m'en défends.

Des brigands... environ quarante...

Ils furent pendus simplement

Par les soins de Dame Justice,

A qui je fournis seulement,

Pour les arrêter, quelque indice.

On dit encor qu'Ali Baba,

Vivait à l'époque éclatante

D'Haroun al Raschid, errata!

Bien plus moderne, et je m'en vante.

A dire vrai, suivant la loi

Des voleurs faisant héritage.

Je me réjouissais fort, ma foi.

De ce que j'aurais en partage.

Quand par malheur, j'en tremble encor !

Plaignez-moi, charitables âmes !

J'apprends que du fameux trésor

Il m'advenait quarante femmes !

Cela vous fait rire, je crois?

Certes, les femmes, je les aime !...

Mais, vraiment, quarante à la fois !

C'était trop !... Jugez-en vous-mêmes !...

(La vision disparaît. Fin de l'ouverture. Lever du rideau).

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