SCÈNE XX
Les mêmes, Selika puis les Odalisques
{Portant en bannière, attaché à un balai, le portrait de Fatma, et chantant à tue-tête).
Vous qui passez près de la vieille tour...
Ali
Encore ! Encore ! Infernale musique !
Les Odalisques
O poète amoureux, dites un chant d'amour!
Van Folmesch
Chanté dans les harems, c'est un succès unique !
Caroline
Partons pour Alger, Ça va nous changer, La bonne aventure, C'est de bon augure.
Partons pour Alger, Ça va nous changer, La bonne aventure L'aventure ô gué !
Ali, à Sélika Apporte ma valise Et mon coffret plein d'or.
Et pour qu'aussi je prise.
Ma tabatière encor.
Zobéide, à BajuzcL
Confiture de rose.
Puis, avec précaution.
L'instrument qu'on oppose A la constipation.
Et nous, Mesdemoiselles, Emportons nos dentelles, Vers ces rives nouvelles.
Nous prenons notre essor.
Les Odalisques Partons pour Alger, etc., etc.
{Elles dansent un galop échevelé autour d'Ali et de Zobéide, qui veulent reprendre le portrait de leur fille, tandis que Caroline et Irma essayent de calmer Tournesol et Van Folmesch, qui se menacent et finalement font pleuvoir sur Bajazet, lequel veut les séparer, les coups qu'ils se destinent. Dans la bagarre, le portrait tombe sur la tête de Bajazet, la toile se crève et sa tête apparaît encadrée.)
- RIDEAU -