‹ Les quarante femmes d'Ali Baba; opérabouffe en 3 actesChapitre 8 sur 88 · DUETTI · texte numérisé non relu

DUETTI

Zobéide

Des caprices?... je n'en ai guère.

Ali

As-tu du moins quelque désir?

Zobéide

Tu ne saurais les satisfaire.

Mi

Pourquoi?

Tu ne peux rajeunir !

Ali

Pourtant, bien que je sois placide.

N'est-il pas pour toi le baiser Que je donne encor, Zobéide, Quand sonne l'heure du berger?

Zobéide Pauvre Ali, parfois on se leurre La demie arrive souvent.

Alors que tu crois qu'il est l'heure.

Ali

Quoi, je retarde?

Zobéide

Enormément !

Ali

Dame, on fait ce qu'on peut, ma chère; Jeune, j'étais riclie en amour !

Aujourd'hui, je ne le suis guère, Mais j'ai des sequins en retour.

Et puis, comme dit le Prophète, Il n'est pas d'éternel printemps, Et l'on doit ménager sa bête Afin qu'elle marche longtemps !

Zobéide

Et puis, comme dit le Prophète, Il n'est pas d'éternel printemps.

Comme tu ménageas ta bête, Ali, tu marcheras longtemps !

Ali

Il nous faut prendre patience, Zobéide. Et qui sait? Mon frère d'Alger m'a dernièrement écrit que le dey, amateur distingué, daignerait probablement m'acheter quelques-unes de mes esclaves. Je n'attends qu'un mot d'Ismaïl pour les lui conduire.

Zobéide, découragée Qu'Allah t'entende ! {Apercevant Bajazet.) Tiens, voici le café.

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