‹ Les quarante femmes d'Ali Baba; opérabouffe en 3 actesChapitre 87 sur 88 · SCENE XXVII · texte numérisé non relu

SCENE XXVII

Les mêmes. Gardes Xationaux, Odalisques, Bouladou, Cantarède, Petits Tambours, travestis

CHŒUR Gardes Nationaux

La garde nationale en fête Vient vous inviter, cher seigneur.

Au joyeux banquet qui s'apprête Et qu'elle donne en votre honneur.

Vous y verrez chaque odalisque Auprès d'un grenadier luron.

Savourer le potage bisque, La bouillabaisse et le melon.

J'accepte, à condition expresse, De ne plus jamais les revoir.

Les Grenadiers

Nous vous en donnons la promesse, On leur fait un sort dès ce soir.

Ali

C'est vrai, j'étais une ganache.

Je me demande : est-ce arrivé?

Et cette beauté qui se cache.

Je le crois, j'en avais rêvé !

Désormais, je vivrai tranquille.

Le paradis après l'enfer.

Zobéide Et tu ne marieras ta fille Qu'avec l'émir Abd-el-Kader.

Ali, à Tournesol et Van Folmesch Messieurs?...

Tournesol, furieux Assez de comédie, Votre fille a trop de béguins.

Ali

Soit, ma fille vous congédie.

Mais je vous offre ces sequins.

Tournasol et Van Folmesch

Peste, il nous offre ses sequins !

Tous

Diable, il leur offre ses sequins.

Tournesol, et Van Folmesch, changeant de physionomie, se tourncmt vers Caroline Riche à présent, on se ravise.

Allons, choisissez votre époux.

Non, rester libre est ma devise, Il n'y aura pas de jaloux !

Ali, à Caroline

Mademoiselle, une prière :

Voulez-vous bien comme autrefois.

Nous dire une marche guerrière.

Que l'on applaudira, je crois.

Caroline, aux gardes ncdionaux Puisqu'au Prado l'on nous convie, Guidez-nous, joyeux échansons, Comme en la vieille comédie, Tout finira par des chansons.

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