M. PATIN
XXXVfl M. PATIN
On lit ses œuvres par le clos, mais on ne les ouvre pas. Les voici donc... par le dos. Des ^fclanges de Littérature ; — des Études sur les Trar/iques grecs ; — une collaboralion à la Revue Encyclopédique et à la Revue des Deux Mondes, qui est allée... où vont les vieilles lunes. Comme fleurs de jeunesse couronnant ce front timide, on trouve encore \ Éloge de Le Sage et Y Eloge de de Thou. Tout cela ne l'aurait peut-être pas mis ù l'Académie; mais M. Patin a été le sup-
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pléant de M. Villemain, hein I hein ! Le suppléant ! que dis-je ? Il en a été l'imitaleur attentif, scrupuleux, idolâtre, mais qui reste à son rang derrière la chaise de Monsieur, — qui crache comme Monsieur, — qui se mouche comme Monsieur. Il s'est Villemain/sé le plus qu'il a pu, tout en restant Patin : — n'oubliez pas cette nuance heureuse ! C'est un homunculus de Villemain ; un Ville manusculus, diraient les latinistes. Un tabouret lui suffisait auprès de M. Villemain.
Un fauteuil près mon oncle ! ! un tabouret suffit !
Mais, comme il n'y a pas de tabouret à l'Académie, on l'a fourré dans un fauteuil. Ce Patin patine peu sur la langue française, et il n'y fait point d'arabesque.
M. ERNEST LEGOUVE 119