‹ Les quatre agesChapitre 12 sur 92 · ACTE I, SCÈNE III. a · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. a

Des progrès étonnans en musique ?

JULIE

^ Moi? Non.

CLAIRETTE

Non ! c'est aussi Irbp loin pousser la modestie.

(a Jules.) '

Etonnans , oui , monsieur , je Vous le certifie. *

(a part.) Il faut l'aider un peu.

JULIE

Mais pour parler ainsi ,* Vous croyez donc pouvoir en juger ?

CLAIRETTE. **

Dieu merci!

Pour sentir les beaux arts, et leur céleste flamme', Vos maîtres disent tous qu'il ne faut que de lame ; Et, sans blesser personne , en fait dame, je croi Qu'il est fort peu de gens mieux partagés que moi. J'ignore ce qu'ici monsieur en veut conclure ; Mais ce que vous niez est la vérité pure.

Chantez; on verra bien...

JULIE

Es-tu folle?

> JULES

Pardon.

Je suis persuadé que Clairette a raison , t ' Et, si je ne craignais que votre complaisance,..

a6 LES QUATRE AGES.

CLAIRETTE

Allons, mademoiselle, une simple romance.

Ah ! vous chantez si bien la romance !...

JULIE

Voyons, C'est trop donner les mains à vos préventions ; Pour les faire cesser il faut vous satisfaire.

CLAIRETTE

Eh bien ! la modestie est vraiment exemplaire.

j u l i e , au pupitre,

Qu'avez-vous donc ici?... Je connais ce rondeau Et cet air si touchant de l'opéra nouveau.

Ceci...?

JULES

C'est un essai de musique naïve , Un chaut simple et sans art, obscure tentative.

JULIE

Ce n'est pas connu?

Non.

JULIE

Il me semble... En tout cas, Je n'entreprendrai point, ne le connaissant pas...

JULES

C'est facile. *

JULIE

De qui cette musique est-elle ?

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