‹ Les quatre branches de la photographieChapitre 24 sur 74 · CHAPITRE IX. — 4e Opération · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. — 4e Opération

Faire apparaître l'image négative. Objets et substances nécessaires à cette opération.

Un pied à vis calantes; Une pipette ;

Un flacon d'acide gallique, solution saturée (1) ;

(1) Cette solution doit être faite à l'avance, l'acide gallique se dissout lentement.

TALBOTYPIli.

Un flacon d'azotate d'argent, solution faible (4 pour 100).

Au sortir.de la chambre noire, remettez la glace qui porte la feuille impressionnée sur le pied de niveau ; puisez avec la pipette une quantité suffisante d'acide gallique, et couvrez-en vite l'épreuve. (La pipette doit avoir un orifice inférieur assez large.) Si l'exposition dans la chambre noire a été suffisamment prolongée, l'image paraîtra à l'instant même, et on la verra se développer rapidement avec un ton général rougeâtre, qui ne tardera pas à donner un ensemble très-harmonieux d'ombres, de demi-teintes et de parties lumineuses, sans oppositions heurtées, sans transitions trop brusques (1). Dans le cas contraire, l'épreuve sortira mal; les blancs du modèle se traduiront bientôt par des noirs intenses , et les parties noires ne se manifesteront pas; l'addition de quelques gouttes d'une solution argentifère ne servira guère qu'à donner plus de force aux noirs , sans rien changer du reste , et il faudra forcément aban-

(4) Si l'épreuve était trop uniforme de ton, on pourrait lui donner du relief en remplaçant l'acide gallique, quelque temps avant que l'image soit complètement développée , par un mélange à parties égales d'acide gallique et de solution d'azotate d'argcu (4 pour 4 00).

TALBOTYPIE.

donner l'épreuve. Si l'image venait, au contraire, d'un ton gris et uniforme , le temps de la pose aurait été dépassé; et, dans ce cas encore, il .faudrait renoncer à l'espoir de la compléter. Nous avons dit, au chapitre Collodion, à quoi l'on pouvait reconnaître un bon négatif, nous ne nous répéterons pas , les signes pour le papier étant les mêmes que pour le collodion. Nous ajouterons seulement que, dans les trois procédés, une épreuve qui se développe tout d'abord et avec un ton rougeâtre , doit être considérée comme parfaite , et l'opérateur doit mettre tous ses soins à la mener à bonne fin. Pour s'assurer du point précis où il faut arrêter l'effet de l'agent réducteur, on emploie, comme pour l'albumine, une petite bougie, à l'aide de laquelle on éclaire en dessous le cliché.

TALBOTYPIE.

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