BETH
tour, commanda Meg. .Nous ne devons en effet rien décider avant sa visite.
— lïestez où vous êtes, Jo, c'est moi qui fais les commissions de cet établissement, dit Lan rie, eu prenant son chapeau.
— Je crains que vous ne soyez occupé, commenta Meg.
— Non, j'ai fini mes leçons d'aujourd'hui.
— Vous travaillez donc pendant vos vacances? demanda Jo.
— .le suis Le bon exemple que mes voisines m'ont donné, répondit Laurie en sortant vivement de la chambre.
— J'ai de grandes espérances pour ce garçon, dit Jo, en le regardant passer par-dessus la haie.
— Il est assez bien... pour un garçon... » répondit assez dédaigneusement Meg.
Le docteur lïauks vint. et. quoiqu'il parût très grave en entendant l'histoire des llununel, il dit (pie lïeth avait les premiers swnptômes de la fiè\re, mais qu'il pensait qu'elle l'aurait 1res légère. Néanmoins, il l'ut
4'avis d'éloigner Amy, à qui il intima l'ordre de s'en aller immédiatement . Mlle partit en grande pompe avec Laurie et Jo comme escorte.
La tante Marseh les reçut avec. son hospitalité habituelle. , 4-< v ^
« Qu'est-ce que vous voulez, maintenant ? demandât-elle en regardant par-dessus ses lunettes, pendant que le perroquet croassait. Allez-vous-en ; tes petits garçons n'entrent pas ici.»
Laurie se retira vers la fenêtre, et Jo dit son histoire.
« C'est bien à quoi je m'attendais, puisqu'on vous permet de vous mêler aux pauvres. Amy peut rester ici
cl se rendre utile si elle n'est pas malade; mais je ne doute nullement qu'elle le soit, elle a cl j à Pair de l'être. Ne pleurez pas, enfant, cela m'ennuie d'entendre les gens se moucher. »
Amy était sur le point de sangloter; mais, Laurie ayant sournoisement tiré la queue du perroquet, Polly proféra ou plutôt cria d'un air si drôle : « As-tu déjeuné? » qu'elle rit au heu de pleurer.
« Quelles sont les nouvelles de votre mère? demanda la vieille dame.
— Papa est beaucoup mieux, répondit Jo, en faisant tous ses efforts pour garder son sérieux.
— Ah! je suppose que sa maladie ne durera pas longtemps, dépendant mon beau-frère n'a jamais eu
beaucoup de force, » telle fut la réponse i ouïssante
de la vieille dame, qui ne pouvait jamais rehaiir une parole fâcheuse.
« Prenez une prise! » cria Polly en se dandinait i sur son perchoir, et, le bonnet de tante Marsch se trouvant justement à sa portée, il l'attrapa fort adroitement pour se venger de ce que Laurie venait encore de lui tirer la queue à la dérobée.
« Taisez-vous, vieil oiseau impoli! dit la vieille femme exaspérée. Et se tournant vers Jo : — Partez tout de suite, lui dit-elle. Il n'est pas convenable que vous vous promeniez aussi tard avec un écervelé comme...
— Taisez-vous! » s'écria Polly.
Et, se laissant tomber par terre, il courut s'escrimer du bec cont re les mollets de « l'écervelé Laurie » . Laurie se sentait une envie de rire insurmontable. Jo et lui disparurent.
" .le ne pense pas que je pourrai supporter cela, mais j'essa\ erai, pensa Amy, quand elle se trouva seule avec tante Marsch. *
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Polly la regardait avec ses gros yeux ronds.
« Allez \ nti> t u! » lui cria-t-il tout à coup.
À ces paroles iiialJiomici.cs (jui allaient dircclcnieut i\ son adresse, \tny ne put pus s*iMiipcrlnM- de pleurer.
« Ne vous occupez pas de ce bavard, lui dit d'un ton bourru tante Marsch. Il d'il des horreurs à la journée; c'est un homme qui a fait son éducation. »
2'jû LICS nLWTRE FILLES DU DOCTEUR MARSCH.