DEUXIEME PROMENADE
La mer donne l'écume et la terre le sable. L'or se mêle à l'argent dans les plis du flot vert J'entends le bruit que fait l'éther infranchissable, Bruit immense et lointain, de silence couvert.
Un enfant chante auprès de la mer qui murmure. Rien n'est grand, ni petit. Vous avez mis, mon Dieu, Sur la création et sur la créature Les mêmes astres d'or et le même ciel bleu.
l'UoMKNADKS DANS I.KS KOCII KUS. tiii
Noire sort esl clw'lir, nos visions son! Ix-llcs. L'esprit saisil le corps l'I reiilève au j,n'aii<i Jour. I/lioimne esl un poiiil (|ui vole avec deux jjramies ailes, Doiil lune est la jx'iisée el dont l'autre est ramoiir.
Séréuilé de loul ! majesté! foi-ee et gràee ! La voile rentre au port et les oiseaux aux nids. Tout va se reposer, et j'entends dans l'espace Palpiter vaguement des baisers infinis.
Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe, Et de l'enfant qui chante il emporte la voix. 0 vent! (jue vous courbez à la fois de brins d'herbe Et que vous emportez de chansons à la fois !
Qu'importe ! Ici tout berce, et rassure, et caresse, Plus d'ombre dans le cœur ! plus de soucis amers ! Une inefTable paix monte et descend sans cesse Du bleu profond de l'âme au bleu profond des mers.