QUATRIÈME PROMENADE
Dieu! que les monts sont beaux avec ces taches d'ombre! Que la mer a de grâce et le ciel de clarté ! De mes jours passagers que m'importe le nombre! Je touche l'infini, je vois l'éternité.
IMIOMENADKS DANS LKS UOCIIKIIS. j.-.i
Orujjfc's! |>as.si<>i).s ! taisez-vous dans mon àiuc! Jamais si pr('s de Dieu mon co-iir iia pénélré. Le foiicliaiil iii(> re^arili' avec ses yeux de ilaiiiiiic, La vaste mer me paih-, cl je me sens saeré.
Béni soil (|iii me hall el béni soil (|ui m'aime !
A l'amour, à lespril donnons tous nos instants.
Fou qui poursuit la gloire ou qui creuse un problème!
Moi, je ne veux qu'aimer, car j'ai si peu de temps!
L'étoile sort des flots où le soleil se noie ;
Le nid chante ; la vague à mes pieds retentit ;
Dans toute sa splendeur le soleil se déploie.
Mon Dieu, que l'àme est grande et que l'homme est petit!
Tous les objets créés, feu qui luit, mer qui tremble. Ne savent qu'à demi le grand nom du Très-Haut. Ils jettent vaguement des sons que seul j'assemble; Chacun dit sa syllabe, et moi je dis le mot.
Ma voix s'élève aux cieux, comme la tienne, abîme! Mer, je rêve avec toi! monts, je prie avec vous! La nature est l'encens, pur, étei*nel, sublime ; Moi je suis l'encensoir intelligent et doux.