qu’en fdéicommis. La question dite
| | ‘ des biens des Jésuites” menagçait d’être transl | portée devant les Cours de Justice, ou devant c | le Conseil Privé de Sa Majesté la Reine d’An- f: | gleterre ; et si, ce que je ne croyais pas, mais P | enfin ce qui était dans l’ordre des choses pos-
} | sibles, la loi du Gouvernement de Québec, par d | laquelle il restitue ces biens à l'Eglise, était déclarée {ya vires, V Archevêque de Montréal 8 (l | se serait vu obligé de remettre ces $#40,000.00 0 | aux Jésuites qui les auraient rendues à l'Etat. e | Dans ces circonstances, la question lésale n'é- (l tant pas décidée, il n’était pas prudent de dé- P (l penser un seul sou sur ces quarante mille pias- af | tres. Pourtant, je dois l’avouer, elles ont été po alors entamées, et largement, Que voulez-vous ? 1 la nécessité, dans le cas présent, a été plus forte no (l que la prudence. du | L'intérêt sur $40,000.00 est de 2,000 pias- D tn à tres, Seule, l'augmentation dans les émoluments po L des professeurs que nous ont occasionnée la su | marche des événements et le retrait subit du de
{à Séminaire de Queiec de l'administration finan-
dite rans- >vant l'Anmais pos- , par était tréal )0.00 Etat.
mé- > dépias-
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forte
piasents e Îa t du
nan-
cière de la Succursale, s'élève à plus de $2,000.00. Alors, où est le surplus dans nos recettes ? et comme auparavant, la Succursale demeure en face de son déiicit annuel de $5,000.00, si on la prive du revenu provenant des messes de la province de Montréal. (Voir, plus haut, la deuxième partie de ce Mémoire N° XXIII.)
Du reste, même en supposant que la Succursale n’eût pas de déficit, qu’elle ne fût pas obligée d’entamer les $40,000.00 chaque année, et qu'un arrangement définitif avec l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal ne vint pas réclamer une bonne partie de cette somme, après tout, qu'est-ce que quarante mille piastres pour assurer l'existence d’une institution comme l'Université à Montréal, pour subvenir à ses nombreuses obligations, pour payer les dettes du passé, pour établir son crédit, pour construire ses édifices, pour monter sa bibliothèque, pour fournir ses musées, enfin pour la mettre sur un pied qui lui permette de lutter, sans trop
de désavantages, avec des Universités protes-
| à | M | UE:
tantes, disposant de millions et de millions de francs.
Non, mon avancé reste intact. Le Siège universitaire de Montréal ne peut subsister sans le revenu provenant des messes de la province de Montréal, ou un autre secours monétaire qui en soit à peu près l'équivalent, et j'ajoute :
Le Siège de Québec n’en a pas besoin.
Pour prouver que l’Université Laval à Québec peut fonctionner sans un secours d'argent venant de Montréal, je n’invoquerai que le témoignage de Mgr Paquet, il suffit,
Je n’ai pas sous la main l'affirmation que le Séminaire de Québec aurait faite au gouvernement de la Reine d'Angleterre, qu’il était en état de supporter toutes les dépenses d’une Université à Québec; mais j'ai actuellement sous les yeux “ le rapport du Recteur de l’Uni-
versité Laval au Conseil Supérieur pour l’année
de
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Len
Juéent
le
e le rnet en une nent
ni-
née
oi HO 1888-89,” je ne parlerai que de celui-ci. Il y est dit :
“ Pendant l’année qui s'étend de janvier 1888 à janvier 1889, les recettes ont été de $6,212.04 et les dépenses de $12,931.25.
La recette se décompose comme suit :
Payé par les élèves pour suivre les cours. #5,467.00
Payé par diplômes. . . . . …. . 462.79 Payé par les visiteurs des musées. . . . 282.25 $6,212.04
La dépense se décompose comme suit :
Pour éclairage, chauffage, assurance, répara-
tions et employés. . . . . . + . $4,904.44 Pour la bibliothèque de l'Université et les
cabinets de Physique et de Chimie . . . 1,285.17 Pour le salaire des professeurs. . . . . . 6,741.10
Total de la dépense. . $12,931.25
Ce qui laisse un déficit de $6,719.21...”
En passant, je ferai remarquer que ce rapport qui, pour les autres matières, est le rapport de l’année wriversitaire 1888-89, est, pour l’état financier, le rapport de l’année czv1/e 1888. Si nous avions le tableau et le balancement des recettes
et des dépenses pour les six mois qui restent sur
l’année universitaire 1888-89, dont on dit faire le rapport au Conseil Supérieur, peut-être apporteraient-ils quelque changement dans le déficit tel que présenté ci-dessus. Dans tous les cas, ce déficit ne prouve aucunement, comme je vais le démontrer dans un instant, que Québec, pour vivre, ait besoin de Montréal.
Toujours en passant, ne vous semble-t-il pas qu’une institution qui possède, à tout prendre, la plus belle bibliothèque et les plus beaux musées du Canada, ne se croit pas dans des embarras sérieux d’argent, quand elle consacre, au cours d’une seule année, dans le but d’augmenter ses richesses en livres, en instruments de physique et en matières chimiques, une somme qui dépasse sept mille francs.
Dans ce rapport, Mgr Paquet ne dit pas un mot des recettes qui lui sont venues, pendant cette année 1888, des messes de la province de Québec. Il me semble que, pour avoir une idée juste du déficit qui pèse sur l’Université à Québec, il ne faudrait pas onblier de faire rentrer
en ligne de compte un item aussi important,
Or, les cinq centins, retenus sur chacun des honoraires de messes envoyés à l'étranger, dans la seule province de Montréal, pour les cinq dernières années, ont rapporté une moyenne par année de $6,227.60. Et, j'attire l'attention sur ce poiut, ces cinq centins rapportent beaucoup plus dans la province ecclésiastique de Québec; j’en ai pour garantie la parole de Mgr Paquet, l'affirmation plusieurs fois répétée de M. l'abbé J. E. Marcoux, ex-Vice-Recteur à Montréal, et l’opinion générale dans le pays.
De combien ce revenu, provenant des messes de la province de Québec, dépasse-t-il celui qui provient des messes de la province de Montréal ? De beaucoup, c'est tout ce qu’on m’a dit à Québec, et c’est tout cc que je sais. On ne m'a pas mis dans le secret de la somme elle-même ; et il est probable qu’on m'y aurait mis, si elle avait été minime, Du reste, le Saint-Siège doit connaître la chose exactement : car il n° y a pas de
doute que Mgr Paquet ne se soit fait un devoir
de porter à sa connaissance le montant des reve-
nus extrinsèques que l’Université tient de sa haute bienveillance.
Donc, ce revenu des messes de la province de Québec, dont Mgr Paquet n’a pas parlé dans son rapport au Conseil Supérieur, comble, ou à peu près, le déficit de $ 6,719.21 qu’il met en avant.
Donc, le Siège universitaire de Québec, pour fonctionner, n’a pas besoin des revenus provenant des messes de la province ecclésiastique de Montréal.
Dans son rapport au Conseil Supérieur, Mgr Paquet dit: “Ce qui laisse un déficit de $ 6,719.21, sans compter, il va sans dire, l’intérêt des capitaux mis dans la fondation de l’Université, ni celui que nous payons annuellement sur la dette contractée pour la même œuvre.” (Voir document N° XXXIII.)
Si je m'en rapporte à des paroles tombées de
haut lieu, si je rapproche la phrase précédente de sa pétition au Saint-Père, où Mgr Paquet
Sa
» de son peu int.
our
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demande les revenus provenunt aussi bien des messes de la province de Montréal! que des messes de la province de Québec, “ utilitate Universitatis Lavallensis erectæ in civitate Quebecensi” (voir document N° XXIX), je ne puis m'empêcher de penser: S’agirait-il de faire payer à Montréal une part proportionnée à celle de Québec, sur les dépenses faites pour l’Université à Québec ? J'aimerais à croire que non; car ce serait réveiller et soulever une foule de questions que, dans l'intérêt de tous, il vaut mieux laisser dormir.
Dans ces dépenses, quelle part reviendrait à Montréal ? sur quelles bases se mettrait-on pour en déterminer le montant ? Montréal en a-t-il retiré quelque avantage ? Jamaïs a-t-il été consulté sur l’à-propos de les faire? Au contraire, n’a-t-il pas maintes fois protesté, d’une manière ou d’une autre, qu’il n’entendait pas y être entraîné ? Quand on n’a pas voix au chapitre, peut-on être appelé à solder la note? Ces
dépenses pour l’Université à Québec n’ont-elles
pas été faites, presque toutes, avant l’établisse-
ment de la Succursale à Montréal, alors que le Séminaire de Québec était loin de demander à qui que ce soit, au Canada, un secours monétaire pour remplir les obligations dont il s'était chargé par dévouement à l’éducation ? L'établissement de la Succursale à Montréal a-t-il fait subir au Séminaire de Québec quelques pertes matérielles, à part, peut-être, la perte d’espérances irréalisables? Si on demande à Montréal d’entrer dans le paiement de ces dépenses, ne fudra-t-il pas apporter sur table un état détaillé des comptes ? Dans cette dette du Séminaire de Québec, w’entre-t-il pas certaines spéculations malheureuses, certaines pertes causées par la dépréciation que 1e malheur des temps ou les caprices du commerce ont apportées dans la ve'eur des propriétés, ou certaines dépenses maguifiques faites pour des améliorations très utiles sans
doute, mais qui étaient loin d’être commandées
par la nécessité? Le pays maintenant doit-il
être mis à contribution pour éteindre ou diminuer une dette qu’on a eu soin de faire seul, de
son chef, afin de conserver ses allures libres, et
es
ner er rnerenereeneenenr een PA
de n'avoir aucun compte à rendre à personne ? Le Séminaire de Québec est-il réellement aussi pauvre que quelques-uns le prétendent ? Ne reste-il pas encore une des institutions du pays les plus solidement assises ?
Voilà ce que j'ai entendu dire, maintes et maintes fois, dans des cercles très sérieux et, en général, très bien informés. Quelle est, en réalité, la valeur intrinsèque de tous ces points d'interrogation ? Je n’entreprendrai pas, aujourd'hui, d’élucider ces questions multiples et complexes, comme la chose n'entre qu’indirectement dans le cadre de mon sujet ; seulement, il m'est avis qu'il vaut mieux, dans l’état actuel des esprits, tout couvrir d’un silence prudent, Québec et Montréal acceptant de faire chacun de leur côté, vaillamment, les dépenses de leur siège universitaire.
Que le Séminaire de Québec, vu qu’il s’est chargé d’être l’administrateur financier de l'Université à Québec, demande des subsides au
district de Québec, je n’ai rien à dire, cela ne
me regarde pas; même que Rome lui accorde le
revenu provenant des messes de la province ecclésiastique de Québec, pour dix ans, pour quinze ans, pour trente ans, si on le veut, j'y applaudirai; mais, puisqu'il prétend bien ne faire aucune dépense pour l'établissement de l'Université à Montréal, puisque même il exige le remboursement de ce qu’il y a dépensé dans ce but, de grâce, qu'il ne vienne pas demander au district de Montréal ce qui serait considéré, par un trop grand nombre, comme l’iïipôt du sang.
L'Université à Québec a une dette! mais elle a par contre, en valeur, ses bâtisses, sa bibliothèque, ses musées, ses cabinets de physique et de chimie, le tout sur un pied qui ferait honneur, soit en Europe, soit en Amérique, à n’importe quelle institution de ce genre.
L'Université à Montréal a une dette! et elle n’a ni bâtisses, ni musée, ni laboratoire, ni bibliothèque qui vaille la peine d’être mentionnée.
Quand Montréal se sera enrichi de constructions et d’un outillage universitaire à l’égal de ce
qu’on admire à Québec, lui aussi, il aura sa dette
de cige lans
der
forte,ronde; et il pourra écrire avec Mgr Paquet, en parlant de ses dépenses d’alors : “ sans compter, il va sans dire, l'intérêt des capitaux mis dans la fondation de l’Université, ni celui que nous payons annuellement sur la dette contractée pour la même œuvre.” (Voir document N° XXXIILI.)
Il existe, en certains Pays, Ce qu'on appelle les écoles communes, Tous les aitoyens sont taxés Loir le soutien des écoles de l'Etat, et les pères üc famille qui désirent avoir pour leurs enfants des écoles séparées, où l’enseignement soit conforme à leurs principes ou à leurs inté- . | d | rêts sectionnels, doivent s imposer pour les soutenir une taxe supplémentaire. Il me ré ugne
Le) de croire que l’on veuille imposer au district de Montréai un système du même genre. en lui LS =) 2 .
faisant payer une partie des dépenses de l’'Université à Québec, en même temps qu’il reste chargé seul des dépenses de l’Université à Montréal. Voudrait-on tuer, dans son germe,
l’idée et le fonctionnement de l’unité universi-
taire au Canada, on ne saurait prendre un moyen
plus efficace. L'esprit public se révolterait contre cette prétention, et les ennemis de l’Université en profiteraient pour réussir dans leurs desseins
indubitablement.
‘ Mais, dira-t-on, le Séminaire de Québec a fait de grancs sacrifices pour l'éducation.” C’est très vrai. Cette maison est une de nos gloires nationales; et, depuis les premiers jours de la colonie, ses membres, prêtres dans la force du terme, ont donné l’exemple de tous les dévouements. C’est pourquoi, il serait, aujourd’hui, si pénible de voir qu’une politique nouvelle, ne fût-ce que pour un temps, fit dévier cette noble institution des longues traditions d’abnégation, de générosité et de grandeur d'âme qui ont fait son mérite dans un passé béni.
L'éducation chrétienne de la jeunesse, chez nous pas plus qu'ailleurs, n’est une profession lucrative. À côté du Séminaire de Québec, dans
les différentes parties du pays, au fur et à
ontre ersité
seins
bec a C’est loires de la ce du voue- Lui, Si le, ne noble ation, it fait
chez ssion dans et à