CONCLUSIONS DU MÉMOIRE
Je résume. Dans le dessein :
1° De sauver l'existence de la Succursale de l'Université Catholique à Montréal ;
2° D'assurer l'exécution des décrets romains, et surtout de la Constitution Ya dudum ;
3° Et de prévenir l'érection, à Montréal, d’une Université laïque, qui s’élèverait sur les ruines de la Succursale et des décrets ;
Vu que :
1° La chose peut se faire sans rien changer d’essentiel à l’Indult du 5 mai 1889 ;
2° Que le mode proposé rallierait à la Succursale les sympathies d’un grand nombre dans le district de Montréal ;
3° Et que le siège universitaire de Québec n’en serait aucunement enrayé dans son fonc-
tionnement ;
en
le de
ains, .
réal,
r les
nger
Suc-
Jans
Je conclus ce mémoire :
1° En demandant an Saint-Siège de vouloir bien créer pour la Succursale de l’Université Laval à Montréal, pour un laps de temps devant durer cinq années à partir du premier de septembre 1889, des ressources pécuniaires venant de l'extérieur ;
2° En rappelant que ces ressources extérieures, pour permettre à la Succursale de fonctionner convenablement, ne doivent pas être moindres que six ou sept mille piastres ;
3° En suggérant, avec le plus grand respect, Comme moyen le plus facile et le plus naturel de créer ces ressources, le projet de donner à l’Archevêque de Montréal l'administration des revenus provenant des messes de la province ecclésiastique de Montréal, déjà attribuées, par l’Induit du 5 mai 1889, au paiement de la date de la Succursale.
Et, en terminant, je renouvelle la promesse autorisée que j'ai déjà faite au cours de cet exposé, à savoir,que, si le Saint-Siège veut bien
lui en donner l'administration, l’'Archevêque
de Montréal s'engage à employer ces susdits revenus, tout d’abord, exclusivement, jusqu’à extinction de la dette, à payer ce que la Suceur-
sale doit réellement au Séminaire de Québec.
Voilà quelle est ma demande; je la crois modérée et juste; j'ose espérer qu’elle paraîtra telle aux yeux de Notre Très Saint Père le Pape, et des Eminentissimes Cardinaux de la Sacrée Congrégation de la Propagande.
Cependant je n’ignore pas que, dans tout gouvernement, il existe des raisons d’administration générale, connues des supérieurs, inconnues des inférieurs, lesquelles empêchent souvent l'exécution de desseins, considérés par tous comme les plus sages en eux-mêmes, mais que des circonstances délicates rendent dans la pratique, pour le moment inapplicables.
C’est pourquoi j'ajoute, comme achëèveinent à mon travail, ce qui suit: le principal, l’im-
portant, le nécessaire, c’est que l’on crée pour
crois aîtra re le de la
la Succursale des ressources suffisantes pour lui permettre de subsister; quant au reste, je l’abandonne volontiers à la discrétion et au discernement de ces hommes prudents, à qui l'Eglise a confié l'administration des affaires religieuses de la moitié de l'Univers catholique.
Ainsi donc, tout ce que l’on voudra bien accorder à la Succursale, et de la manière que l'on jugera à propos de le faire, je l’accepte d'avance, avec reconnaissance, et je ne crains pas de n’en déclarer satisfait : persuadé, comme je le suis, que tout sera calculé de manière à soulager la conscience publique, à ménager les sentiments de susceptibilités inquiètes, à prévenir les récriminations, à respecter les égards dus à la dignité personnelle, à ne contredire en rien les décisions précédentes, à ne gêner aucunement toute liberté d'action légitime et nécessaire, à favoriser les développements indispensables de l’avenir, à produire et cimen-
ter la paix, ainsi qu'à promouvoir les grands
intérêts universitaires également, ce que je