‹ Les querelles religieuses & parlementaires sous Louis XVChapitre 128 sur 134 · L'OPINION PUBLIQUE FAVORABLE · texte numérisé non relu

L'OPINION PUBLIQUE FAVORABLE

Le peuple n'avait point, en Provence, ces préjugés terribles qui s'opposaient à Paris au choix que Ton eût voulu y faire. L'ancien Parlement... était extrêmement despotique ; ses membres étaient les maîtres et les rois du pays, et possesseurs de toutes les grandes terres, ils vexaient un peu, sans que l'on pût jamais avoir justice contre eux. Il y a même dans ce pays là un très ancien proverbe qui conçu en patois signifie : Le Parlement, le mistral, la Durance sont trois fléaux de la Provence -.

L'opinion des philosophes et des gens éclairés fut incertaine. Voltaire appuya chaleureusement la réforme de Maupeou, et publia plusieurs opuscules pour la défendre 3. Il écrivit : « C'est la grâce la plus signalée qu'un monarque ait jamais conférée à son peuple 4. » Condorcet se montra encore plus approbateur que Voltaire : le défenseur de Lally Tollendal et du chevalier de la Barre n'avait jamais pardonné aux Parlements.

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