LA MORT D'UN « SAINT
Depuis le moment de sa mort jusqu'à celui de son enterrement,
i . Hénaull, op. cit., 425.
il y a eu un grand concours de dévots et de dévotes chez lui. On y a continuellement psalmodié des psaumes, et il a été gardé par deux prêtres de Saint-Josse, en habit long, sans' surplis. On a tiré son portrait après sa mort, et on prétend qu'il va paraître gravé. On lui a coupé les cheveux et les ongles des pieds et des mains. On a aussi pris sa calotte, son bonnet, et sa coiffe de nuit, que l'on s'est partagés; et, du tout, l'on en a fait des reliques. Le curé de Saint-Josse voulait avoir le corps ; mais le curé de Saint-Eustache s'y est opposé, prétendant qu'il ne se laisserait pas enlever un pareil trésor... Tous ceux qui suivaient le convoi se disaient que c'était un grand saint de moins sur la terre, et, sitôt qu'il a été enterré, ils se sont jetés sur la fosse, et les uns ont mis de la terre dans leur bouche, et les autres en ont rempli leurs poches >.