‹ Les quinze joyes de mariage. 2. éd. Conforme au manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen, avec les variantes des anciennes éditions, une notice bibliographique et des notesChapitre 66 sur 90 · LA DOUZIESME JOYE · texte numérisé non relu

LA DOUZIESME JOYE

)a douziesme joye de mariage, si est ■quant le jeune nomme est tant allé et (venu qu'il a trouvé l'entrée de la nasse, 'et est entré dedens , et a trouvé femme telle qu'il la demandoit. Et à l'aventure il luy fust bien mestier d'en avoir trouvé une aultre; mais il ne le vouldroit pour riens, car il lui semble qu'il est mieux assigné que nul aultre , et qu'il fust bien benheuré ' quant il pleut à Dieu qu'il la trouvast , car à son avis n'en est nulle pareille à elle : et l'escoute parler, et se gloriffie en son fait, en sa prudence, combien par aventure elle ne sçait qu'elle ravace. Et peut estre le bon homme tel qu'il a tout disposé en soy de faire tout ce qu'elle dit, et se gouverne par son conseil; et quand aucun a affaire avecques lui, il dit : J'en parlerai à ma femme, ou à la dame de nostre maison ; et si el le veult , il sera ; si el ne veult, il n'en sera riens : car le bon homme est si bien dompté, qu'il est débonnaire comme le beuf à la charrue. Or est-il à point. S'il est gentilhomme , et le prince face sa mandée et son

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