I. DésesDoir. — 2. Déploie
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qui est en ce poinct est à comparer à ung mauves garnement , cruel et sans pitié , esleu pour pugnir aucuns malfaicteurs : celui qui chiet en ce 4)oinct n'a rien affere si non prier Dieu qui lui doint bonne pacience à endurer et souffrir tout, comme un vieil ours emmuselé , qui n'a nulles dents , lié d'une grosse chaigne de fer, et est chevauché ' et chastré - o une grosse barre de bois, et tout le retour qu'il en peut avoir, est de crier : mais quant il crie, il a deux ou trois coups daventage.
Ainsi est à comparer le bon homme simple , qui est marié à femne veufve malle et diverse. Et avient souvent, pource qu'il est très-jeune envers elle , elle devient jalouse : car la friandie et lecherie ^ de la jeune chair du jonne homme l'a faite gloute ■» et jalouse , que elle le vouldroit tousjours avoir entre ses braz , et si vouldroit tousjours estre emprès. Elle ressemble le poisson qui est en une eaue , et par la force de la grant challeur d'esté qui a duré longuement, l'eau pert son cours et devient tournée : par quoy le poisson qui est dedans est désirent de trouver eaue nouvelle : il la suit, et monte tant qu'il la trouve. Ainsi fait la femme qui est aagée, quant elle trouve le jeune homme et jeune chair qui la renouvelle. Et sachez qu'il n'est chose qui plus desplaist à jeunes homs que une vielle femme, ne qui plus lui nuist à la santé. Et aussi comme ung
1. Peut-être fciut-il lire chcvakhé. Le sens n'est pas douteux : l'ours a la tète prise dans un caveçon, qu'on appeloit chcvesce, chevesche, cho'eçurey chaveçure, chançon, etc.