‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 156 sur 375 · Gumplovicz, p · texte numérisé non relu

Gumplovicz, p

3. Rien de plus flottant et de plus enveloppé que les règlements sur la matière; il semble que le comte Léon ïhun, ministre de l'Instruction publique, peu favorable à 1 omnipotence de l'allemand, y apporta quelques ménagements ; dans sa note au gouverneur de Bohème du 16 septembre 18jO (Kischel, Malerialimi, p. 08), il prescrivit que dans les gymnases où la population tcliè([ue recherche 1 éducation, les élèves doivent la recevoir, et jusque dans les hautes classes, dans leur langue. Dans le^ établissements fréquentés par des élèves des deut langues, les pro esscurs seront autorisés à se servir, suivant les circonstances et la matière enseignée, de lune et de lautre alternativement. Autant que possible instituer des gymnases unilingues ; dans le gymnase tchèque de la \ ieillo \ ille de Prague 1 allemand est matière obligatoire ; dans l obergymnasium (classes supérieures) la littérature allemande sera professée en allemand ; les traductions de langues classiques auront lieu en allemand et en tchèque, l'allemand sera employé pour les matières que ne défraient pas des manuels tchètiues. l'rescriptions modérées et avisées. — L'ordonnance du K) décembre ISo-i, valable pour tous les Pays de la Couronne, sauf la Lombarilo- énitie, (Fischel, Sprachenrecht, n" 2il, p. 110. Cf. Denis, p. 4ii8), introduit l'allemand, dans la mesure où il peut servir à une éducation plus approfondie, dans tous les gymnases, et 1 impose comme langue de 1 enseignement prédominante [vorherrsckend) dans les classes supérieures. Cependant d'autres langues peuvent èti'e employées pouirenseignement, en tant t[ue cette faculté se concilie avec les principes ci-dessus formulés. On sent 1 hésitation et le manque de franchise.

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