‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 187 sur 375 · POLONAIS · texte numérisé non relu

POLONAIS

RlTllÈNES

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des Allemands, chrétiens ou juifs, qui se rano:ent du côté de la majorité: pourtant ces renégats de leui' langue adoptent plus volontiers le polonais que le ruthone. Les villes sont des citadelles polonaises : rien détonnant pour Cracovie, mais Lvow même. Toutefois, dans cette dernière, l'élément ruthène a progressé quelque peu; l'avance, il est vrai, est insignifiante au prix des efforts déployés : c'est une conquête de 3,61 p. 100 en vingt ans de propa^ sande etïrénée. Les Rulhènes assiègent les abords de leur capitale politique, où le terrain est disputé avec acharnement; dans la banlieue, les Polonais sont montésde 43,68 à o6 p. 100; les Ruthènes sont tombés de o0,3o à 36.61. Ceux qui paient les frais de la guerre en Galicie sont les Allemands. Et cette déchéance est peut-être imméritée. Car les Allemands non seulement ont organisé les communautés urbaines, éveillé la vie commerciale, mais ont délriché aussi les fourrés et fécondé le sol de la Galicie orientale. La colonisation germanique sest aux xiv® et XV* siècles portée sur les villes, où elle forma un patriciat haiiséatique. Dès l'annexion, elle fut d'abord citadine et recrutée parmi les gens datfaires et artisans. Les paysans furent écartés par la dévole Impératrice Reine, car les postulant- étaient évangéliques ou réformés ^ L'Empereur Joseph II avec plus de largeur d'esprit fit appel, en 1781, aussi aux cultivateurs qu'il eut l'ambition de loger sur les apanages de la couronne, en hommes libres et non en serfs, et dont le sort servît d'exemple et didéal aux seigneuis et paysans indigènes", politique qui lui aliéna les premiers sans lui concilier les seconds: car les nouveaux venus, Souabes du Wurleml)erg, Rhénans du Palatinat ^, étaient pour la plupart des réformés; aussi ces

1. Kaindl, Geschichte der Deutschen fn den Karpathenldndern (t. III, 1911, p. s suiv).

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