Manastyrski, Ô. U. M., ibid.. p
270 BOUKOVINE
servent une pension alimentaire. Le professeur Kair.dl qui les a paiticulièi'ement étudiés signale chez eux des survivances nombreuses et frappantes du paganisme'.
Quoique plus nomijieux, les Kuthènes ne sont peut-être pas politiquement plus forts que les Roumains. C'est que ces derniers trouvent des auxiliaires contre l'inlluence ruthène parmi les administrateurs et les propriétaires polonais de race ou de tendance ; jusqu'en 1848, la Boukovine a été annexée à la Galicie et liviée en proie aux Polonais; ceux-ci prétendent encore au rôle de classe dirigeante. C'est pourquoi ils favorisent l'élément roumain au détriment du Ruthène. Un exemple piquant de ce système est fourni par un épisode des élections de 1885: la Buska Rada (comité ruthène) avait désigné, non un candidat national, mais le ministre de l'instruction publique et des cultes du cabinet Taatïe, le baron Conrad, contre le candidat roumain ; or c'est celui-ci qui fut le candidat ofliciel et qui passa, tandis que le ministre se laissa élire par le collège tout roumain de Radautz ■.
Nationalités et confessions.
Entre Ruthènes et Roumains le conflit se grefFe-t-il sur un antagonisme confessionnel ? La question es! délicate. Les Rulhènes de Boukovine n'appaitiennent pas à l'Eglise catholique grecque comme ceux de Galicie : on en compte à peine 26.000 ; la grande majoi'ité confesse la foi grecque orientale '\ C'est la môme religion que