MAGYARS
Ces données linguistiques se combinent mal avec l'anthropologie ou la physiologie : car les Magyars qui évoluent ainsi comprennent déjà des éléments magyarisés. En réalité, le magyarisme trouve sa définition, ainsi que l'observe justement le commentaire du Recensement de 1910, dans la « propagation pacifique de la culture hongroise » '\
Cette « propagation pacifique » accomplit des miracles : certaines régions ont vu, en une simple décade, doubler et davantage le nombre des ^Magyars. Voici le comitat de Turocz où l'accroissement en pourcentage, de 1900 à 1910, ressort à 154 p. 100 ; cette formidable proportion représente le modeste chiffre absolu de 3.375 unités; celui de Zolyom a gagné 82 p. 100, avec 7.400 individus; ceux de Lipto et de Trencsen, 60 p. 100 et dans le premier le bond a été déterminé par 16 à 1.700 magyarisants, nouveauvenus ou convertis''.