MAGYARE ALLEMANDE SLOVAQUE
t^'amilles dont le chef est Magyar. .
— — Allemand.
— — Slovaque .
En 1911, presque tous les ménages, dans la capitale, se servent du magyar; 89 à 90 p. 100 des époux Font pour langue maternelle ; 97 à 98 p. 100 l'emploient familièrement.
Tous les enfants allemands et slovaques ne parlent donc pas l'idiome maternel de leur père, donc n'appartiennent plus à sa nationalité. On assure que les Allemands voient avec joie, par pur patriotisme hongrois, leur progéniture balbutier le magyar'. Ainsi, par une sorte de transsubstantiation, les pères et mères d'origine tudesque engendrent des rejetons magyars authentiques.
Le moment peut donc être prévu où il ne naîtra plus que des Magyars dans la capitale de la monarchie de Sainl-Éticnne.
Voici en tous cas des chiffres éloquents et qui laissent augurer le triomphe du magyarisme :