‹ Les races quaternairesChapitre 7 sur 7 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

interrogée nous répond avec franchise : par Textrême variabilité de ses enseignements, elle nous met elle-même en garde contre les interprétations hasardeuses. Jusqu'ici elle nous dit qu'aussi loin que nous puissions actuellement remonter dans la considération des races, celles-ci étaient déjà de plusieurs types pour une môme époque, et que déjà, sur Tétendue relativement restreinte d'une contrée terrestre, elles étaient mêlées.

On a cherché avec obstination le lieu d'apparition de l'Homme sur la Terre. Suivant les tendances mono ou poljgénistes des savants, ce lieu a été diversement situé. N'oublions pas que, d'après les transformations que la Terre a subies, nos chances de le connaître sont considérablement réduites. Quisaitsi ce centre d'apparition n'a pas disparu? Qui sait si ce mélange des races n'est pas un facteur de noire évolution? Du reste l'ardeur des discussions sur le mono ou le polygénisme s'est éteinte depuis que l'autorité biblique a fléchi. La doctrine de l'évolution n'est pas atteinte par l'unicité ou la multiplicité des foyers présumés de l'apparition de l'Homme. Cette doctrine n'a d'ailleurs pas changé grand'chose au statut fixe de nos vieilles connaissances traditionnelles. Pour elle, l'Homme est toujours bien sorti du limon humide de la Terre; les forces seules qui l'ont pétri ont pour nous changé de nature et d'atlributs. Les changements de nos idées vont de pair avec les changements incessants des races. Que ceux d'entre vous qui, dans les doctrines actuelles, déplorent la destruction de leur foi, se rassurent et se consolent. La foi nouvelle que nous avons la joie toute spirituelle de voiréclore, qu'ils ne la considèrent pas comme une ennemie, mais conime une sœur de leur propre foi, destinée

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comme elle à grandir^ à régtier, pois à abdiquer devant quelque autre encore ; et cela, ainsi de suite, jusqu'à la consommation des siècles. Je m'arrête pour que vous ne me reprochiez pas de parler comme TEcclésiaste...

Pouvons-nous délimiter les aires d'extension des races primitives ? Pas encore. Gomment cette extension eut-elle lieu? Nous l'ignorons. Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'à telle période, dont nous ne savons pas préciser la durée, caractérisée par un état assez bien déterminé du sol, par des conditions climatériques assez bien définies, par une flore et une faune assez bien spécialisées, il a vécu des hommes de types anthropologiques comparables, dont la similitude avec nous-mêmes est plus saisissante que leur dissemblance entre eux, et que ces hommes avaient une industrie et un art, qui peuvent nous éclairer sur la genèse de nos propres idées. Nous ne savons rien de leur état social, plus développé peut-ôtrcquenousne l'imaginions.

Pour connaître la dissémination de ces races, il faut au préalable pointer sur une carte tous les lieux où Ton a trouvé des hommes quaternaires. Et pour faire ce pointage avec fruit, il faut valider les documents que nous avons recueillis. Récemment, Hugues Obermaier s'est livré à une patiente étude critique des découvertes des restes humains quaternaires de l'Europe centrale. Elles sont nombreuses et cependant il n'a pu retenir que 4 foyers certains : Taubach, près de Weimar ; Andernach, sur le Rhin, à 20 kilomètres de Coblenz ; Freudenthal, près de Schaffouse et Kcsserloch, près de Thayngen, en Suisse.

Vous sentez que pour résoudre ces problèmes, les difficultés sont énormes et qu'il est nécessaire que des sciences

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