‹ Les Ramollissements SylviensChapitre 20 sur 74 · DR · texte numérisé non relu

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La dernière est nettement en arrière, c'est la pariétale antérieure qui va s'engager dans la partie inférieure du sillon interpariétal. Examinons de plus près ce qui concerne chacune de ces branches :

a) L'orbilo-frontale est la branche antérieure du tronc commun, maiselle peut naître isolément du tronc même de la sylvienne, Elle fournit immédiatement une petite branche qui s’en va à la face inférieure du cerveau vers le sillon orbitaire externe, c’est l'orbito frontale inférieure, laquelle naît dans un certain nombre de cas, directement du tronc sylvien. Devenue orbito-frontaie externe, elle s'enfonce sous l'opercule frontoorbitaire, suit le prolongement horizontal de ia scissure de Sylvius et se ramifie en un assez grand nombre de branches qui couvrent de leurs arborisations la face externe du lobe préfrontal. Elle assure la majeure part de l'irrigation de F3, mais elle donne en outre des rameaux ascendants pour F2 et des rameaux inférieurs qui vont irriguer le bord inférieur et passent quelque peu sous la face orbitaire.

Le territoire ainsi irrigué est important à considérer, il comporte somme toute la moitié du lobe préfrontal, le reste (face interne, bord supérieur) dépendant de la cérébrale antérieure. Mais la partie postérieure de son territoire mérité d’être encore précisée. Elle tient en effet sous sa dépendance, d’une façon certaine, le cap de F;; quant à la région du pied de F,, si elle en assure l'irrigation avec l'artère du sillon prérolandique, c'est à celle-ci que revient la part prépondérante. L’'artère orbito-frontale irrigue en effet seulement la partie operculaire du pied.

Comme Mlle Tixier, nous voyons donc la troisième circonvolution frontale assez richement vascularisée ; nous ne saurions admettre les conclusions de Moutier à ce sujet, pas plus qu’au sujet de l'émergence à contre-courant de l'artère de F que nous avons spécialement recherchée. à

b) L'artère du sillon pré-rolandique chemine d’abord profondément dans la vallée sylvienne, décrivant un assez long trajet avant d’apparaître à la face externe du cerveau, au niveau de la région operculaire des circonvolutions rolan-

diques. Elle s'engage sur l'opereule rolandique en traçant le plus souvent un léger sillon sur le pied de F4 et fournissant l'irrigation de la partie inférieure de la frontale ascendante sur une hauteur de 1 à 2 centimètres environ (fig. 12). Elle arrive

Fig. 12. — Irrigation de l’opercule rolandique. On voit l’artère prérolandique cheminer sur la partie inférieure de F4 avant de gagner le sillon préfrontal.

alors dans le sillon pré-rolandique où elle s'engage et qu’elle va suivre jusqu'au bout. Elle assure donc l'irrigation du territoire qui borde ce sillon, c’est-à-dire en arrière le versant antérieur de F, et aussi la partie inférieure du pied de cette circonvolution dans toute sa largeur, en avant le pied de F,, celui de F; dépendant surtout de la cérébrale antérieure et enfin la partie supérieure du pied de F,. Parfois même elle donne une petite branche qui s'enfonce sous l’opercule frontal puis gagne le pied de F;, dont elle assure la majeure part de l'irrigation.

L’artère du sillon pré-rolandique fournit dans certains cas une branche accessoire au sillon rolandique qui participe à l'ir rigation de la partie inférieure des lèvres de la scissure de Rolando. Moins fréquemment c’est l'artère de Rolando qui fournit une branche accessoire au sillon pré-rolandique.

c) L’artère de Rolando chemine aussi profondément sur les

circonvolutions insulairés puis apparaît superficiellement sur la face externe du cerveau au niveau de l'opercule rolandique. Elle s’y divise assez souvent en deux branches qui après avoir dessiné une fourche s’enfoncent rapidement dans l'extrémité inférieure de la scissure de Rolando. Simple ou double, l'artère rolandique y reste toujours profondément située, en suivant toutes les flexuosités jusque près du bord supérieur du cerveau. Son territoire est donc constitué par le versant postérieur de la frontale ascendante sauf la partie toute inférieure et par le versant antérieur de la pariétale ascendante (fig. 12).

d) L'artère pariétale antérieure ou artère du sillon interpariélal est la dernière des branches du tronc commun des artères ascendantes. Plus fréquemment que les branches que nous venons d'étudier, elle peut naître isolément de la sylvienne. Dans des cas rares, elle a une origine commune avec l'artère pariétale postérieure.

Elle décrit sur les circonvolutions insulaires postérieures les flexuosités habituelles, longe la face profonde du lobe pariétal, puis ayant contourné la région operculaire en arrière de l’artère rolandique, elle s'engage dans le sillon intérpariétai. Elle est déjà très souvent dédoublée et les deux branches cheminent côte à côte dans la partie inférieure de ce sillon, jàsqu’au moment où l'une d'entre elles s'engage dans la partie initiale du segmént horizontal du sillon interpariétal tandis que l’autre poursuit son trajet dans le prolongement supérieur où elle ne tarde pas à se terminer. Parfois cependant elle fournit une branche accessoire pour la partie haute de Rolando, qu’elle atteint en chevauchant la circonvolution pariétale ascendante,

Elle tient sous sa dépendance le versant postérieur de P, et une partie des circonvolutions pariétales inférieure et supé: rieure, ainsi que la partie postérieure de l'insula, Parfois même à ce niveau elle abandonne une petite branche qui s’enfonce profondément dans la substance blanche et peut aller jusqu'à la partie postérieure de la capsule interne haute,

Ce sont ces artères ascendantes qui, chemin faisant, participent à l'irrigation de l’insula, Elles en suivent les sillons tout comme elles suivront les sillons de la face externe et lui four-

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