‹ Les rapports du foie et de la colopathie muco-membraneuseChapitre 28 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L’entérocolite muco-membraneuse, syndrome clinique d'observation relativement fréquente puisqu'il nous a été donné d’en recueillir dix observations démonstralives en l’espace de trois mois à la seule consultation externe de gastro-entérologie dans le service de M. Trérolières, se caractérise cliniquement par trois ordres de symptômes :

— une constipation habituelle entrecoupée de débàcles diarrhéiques et douloureuses survenant à intervalles variables;

— par des accès douloureux parfois quotidiens, plus fréquemment paroxystiques, toujours à type de coliques;

— enfin et surtout par l'expulsion de mucus plus ou moins mélangé à des matières fécales.

Du point de vue coprologique, l’analyse révèle dans ces fèces de l’albumine dissoute, des leucocytes et des hématies.

Parmi toutes les pathogénies que l’on a invoquées pour expliquer ce syndrome (insuffisance hépatique, déséquilibre vago-sympathique, insuffisance endocririenne ou glandulaire, etc.), le rôle de l'insuffisance hépatique, que nous avons systématiquement essayé de mettre en évidence, compte, certainement, parmi les plus importants.

En nous appuyant, en effet, sur les méthodes les plus modernes, nous avons pu établir que chez les sujets atteints d'Entérocolite muco-membraneuse :

1° le temps de saignement se révèle manifestement augmenté dans tous les cas observés;

2° le temps de coagulation est au-dessus de la normale dans les 7/10 des cas;

SD

3° la galactosurie se montre élevée dans les 4/10 des cas à la deuxième heure; dans tous les cas à la quatrième et à la sixième heure;

4 le rose bengale est d’élimination défectueuse dans les 2/5 des cas;

5° l'indice biliaire plasmatique est augmenté dans six cas sur les huit observés.

Enfin, la recherche de l’urée par le xanthydrol, de l’azote de l’urée, de l’azote total et du rapport de l'azote de l’urée sur l'azote total, ne fournit que des chiffres presque constamment voisins de la normale, ce qui indique, dans les cas envisagés tout au moins, que la fonction uréopoiïétique du foie n’est pas atteinte.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la Thèse, G. ROUSSY Léon BINET Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris S. CHARLETY

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