‹ Les rayons cathodiquesChapitre 12 sur 54 · KLECTUISATIOX DES TUBES A DECHARGES · texte numérisé non relu

KLECTUISATIOX DES TUBES A DECHARGES

Chute de potentiel à la cathode . — Un grand nombre de phénomènes dépendent de Téleetrisation soit du gaz, soit des parois des tubes à décharges. Il est donc indispensable de connaître au moins approximativement les lois générales de cette électrisation.

La distribution des potentiels dans un tube à gaz raréfié a été étudiée en particulier par Hittorf (i), M. Warburg (^), Hertz ('^j, M.Mebius (*) pour les pressions relativement fortes, donnant le phénomène de Geissler ; la méthode employée était celle des électrodes auxiliaires ou sondes, placées en divers points de l'ampoule.

D'après ^NI. Hittorf, la différence de potentiel entre les électrodes est indépendante du nombre d'accumulateurs qui alimentent le tube à décharge, autrement dit de la force électromotrice agissante, tant que la lueur négative ne couvre pas toute la cathode. Une augmentation de l'intensité du courant a seulement pour effet de donner plus d'extension à cette lueur. Il semble résulter de là un fait important, à savoir que la densité de courant à la cathode tend à rester constante, le débit se produisant par une étendue plus ou moins considérable de l'électrode suivant l'intensité du courant.

M. Hittorf a d'autre part observé que la chute de potentiel est maxima au voisinage de la cathode, et augmente avec la raré-

(i) Wiec/. Annalen, t. XX, jx 70.5 (i883).

(9.) Wied. Annalen, XXXI, p. 545 (1887) ; t. XL, i^. i (1890).

Cî) Wied. Annalen, t. LIV (1894).

(:',) Wied. ÂJinalen, t. LIX, p. 696 (i89()).

Page 1