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CAUSE HE LA DISPERSION MAGNETIQUE ET ÉLECTRIQUE

à partir du moment où le voltage nécessaire à la production d'une décharge est inférieur à celui que peut donner la bobine, il se produit une série d'émissions successives nettement séparées, et celles-ci ont lieu sensiblement sous potentiel constant, puisqu'elles sont également déviées par un champ de valeur constante. Le courant qui traverse le tube est donc discontinu bien que la source électrique puisse être considérée comme

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Fig. 'l'S et *2().

continue pendant une alternance : ce résultat est d'accord avec ceux de INIM. Wiedemann et Ruhlman et de M. Gantor.

En remplaçant le transformateur par une bobine ordinaire, à interrupteur, on n'obtient qu'une seule décharge par interruption.

Si maintenant on examine de près chaque tache lumineuse dans le cas de l'alternatif, ou la tache unique obtenue avec l'interrupteur, on constate qu'elle n'est nullement circulaire : elle présente le plus souvent la forme représentée (fig. ^^6) (la flèche indique le sens de la rotation du champ). On voit immédiatement que la décharge a une durée appréciable : elle débute par une émission faible de rayons plus déviés que le faisceau moyen, donc moins rapides, et se termine également par des rayons de vitesse moindre, plus intenses cependant que ceux du début.

Sans qu'il soit nécessaire d'employer un champ suffisant pour produire une forte dispersion, on peut maintenant conclure en se basant sur l'expérience de INI. Birkeland. Celle-ci montre en effet qu'une décharge de la bobine donne plusieurs groupes de rayons tout à fait distincts, autrement dit un spectre discontinu. D'autre part nous voyons, sans toutefois les séparer, que les rayons inégalement déviables sont émis successivement, pendant un temps appréciable, qui est de l'ordre de — de période, soit — ^ — de seconde.

70 HETEROGENEITE DES HAYONS CATHODIQUES

Il est donc évident que chaque décharge de la bobine d'induction se décompose en une série discontinue de décharges partielles donnant naissance à des rayons animés de vitesses différentes, c'est-à-dire émis sous des potentiels différents. C'est le résultat prévu par M. von Geitler.

Cette idée, que le spectre magnétique ou électrostatique n'est qu'une division apparente du faisceau cathodique en rayons simples, et qu'un spectre de rayons coexistants ne peut se produire, parce qu'il exigerait la simultanéité de potentiels différents à la cathode, a été exposée avec beaucoup de netteté par M. Goldstein (^).

(i) Comptes rendus, t. CXXVII, p. 3i8 ^

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