LES GANGLIONS LYMPHATIQUES
Les ganglions lymphatiques si nombreux qui remplissent le médiaslin ne sont pas normalement accessibles à l'examen radioscopique en raison de leurs petites dimensions et de leur faible densité. Pour qu'ils forment sur l'écran une ombre appréciable à l'examen antérieur ou postérieur, il ne , suffit pas qu'ils soient notablement hypertrophiés, il faut encore qu'ils débordent l'espace circonscrit entre deux plans étendus des bords du sternum à ceux de la colonne vertébrale, sans quoi leur ombre se confond avec l'ombre médiane du thorax.
Laconstatation sur l'écran tluorescent d'une image Ihoracique normale, ne donne donc pas le droit d'écarter le diagnostic d'adénopathie médiastine, quand les autres procédés d'examen physique et la
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présence des troubles fooctionnels caractériatiqnea autorisent àadmettrc ou à soupçonner ce diagnostic. En revanche, l'examen râdioscopique fait reconnaître et aide à délimiter exactement des adénopalhies auxquelles leor volume et leur situation, hors de l'espace indiqué plus haut, permettent de se révéler sur l'écran, tandis que leur siège profond,
I''ig. G. — AdÉDopathie Irac h éo-bron chique consécutive foyer d'induration lobulaire, probablement de nature tuberculeuse, situé dans la profondeur du puiimon gFiut'.he et il cessible aux uiodes usuels d'examen, d'apvi^s une radiographie du D' Bêcli'TO ^tl^Ol'l^>L vu de dos).
' de tissu pulmonaiFQj sibles à la peF<-]
sous une grande épaisseui sain, les rend à peu près cussion (fig. G).
Quand l'ombre des ganglions hypertrophiâ^'l déborde, d'un côté ou des deux eûtes, l'ombre i diane au-dessus du cœur, it est parfois très difficila*! de ne pas la confondre sur les clichés et les épreuTflftl radiographiques avec l'ombre anormale qui témoigno-f
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de l'allongement ou de la dilalation de la crosse de l'aorte. Ou distingue l'image radiographique des ganglions pritjcipaiemenl à la i'orme irrégulière, festonnée, polycycUque de son contour. Sur l'écran fluorescent, ces caractères servent aussi au diagnostic différentiel, mais l'ombre ganglionnaire est remarquable par sa iixilé, tandis que l'ombre aortique est reconnaissabie surtout à ses mouvements rythmiques d'expansion. La teinte de l'ombre des ganglions varie avec leur volume et avec leur densité. Aussi les adénopathies chroniques qui, le plus souvent, s'accompagnent d'un certain degi'ê de sclérose el parfois sont infiltrées de sels calcaires, présentent-elles d'ordinaire une teinte plus sombre que les néoplasmes à marche rapide, formés d'un tissu peu consistant.
Toutes les adénopathies du médiastin, depuis les hypertrophies les plus simples el les plus bénignes, jusqu'aux néoplasmes les plus rapidement envahissants et les plus dangereux, en passant par les formes si diverses de la tuberculose ganglionnaire, sont au nombre des lésions profondément cachées, dont les rayons de Rontgen sont capables de faciliter el de perfectionner le plus l'étude clinique. Je cite seulement parmi les plus fréquentes, parmi celles qui souvent sont l'occasion d'erreurs de diagnostic et de pronostic que l'examen radioscopique peut aider à éviter, les adénopathies du décours de la rougeole et de la coqueluche, surtout chez les enfants, et â tous les Ages, celles que ia grippe laisse trop habituellement à sa suite: mais il ne m'est pas possible, dans les limites de cette revue, d'aborder l'élude détaillée de chacune d'elles.