D'UNE FENÊTRE FLAMANDE
J'aime le carillon dans tes cités antiques, O vieux pays gardien de tes mœurs domestiques. Noble Flandre, où le Nord se réchauffe engourdi Au soleil de Gaslille et s'accouple au Midi ! Le carillon, c'est l'heure inattendue et folle, Que l'œil croit voir, vêtue en danseuse espagnole, Apparaître soudain par le trou vif et clair Que ferait en s'ouvrant une porte de l'air.
Elle vient, secouant sur les toits léthargiques Son tablier d'argent plein de notes magiques, Réveillant sans pitié les dormeurs ennuyeux.
Sautant à petits pas comme un oiseau joyeux,