‹ Les Récidives de la Lithiase Rénale: Après Interventions ConservatricesChapitre 36 sur 73 · I]. -— ARGUMENTS EN FAVEUR DE LA CONSERVATION · texte numérisé non relu

I]. -— ARGUMENTS EN FAVEUR DE LA CONSERVATION

Sans parler des cas où la néphrectomie est nettement contre-indiquée par l'état fonctionnel du rein opposé, elle ne va pas sans présenter de sérieux inconvénients :

Tout d’abord, la bilatéralité de la lithiase est fréquente, plus fréquente même que ne l’établissent les statistiques, et paraît se rencontrer dans 20 à 30 % des cas;

En outre, même si le rein opposé est parfaitement sain au moment de l'intervention, la néphrectomie enlève au lithiasique un parenchyme rénal, souvent susceptible de fonctionner normalement, et qui peut à l'avenir, à l’occasion d’une affection quelconque du rein opposé, lui être nécessaire :

L’argument principal en faveur de la conservation est l'extrême gravité d’une lithiase secondaire du rein restant après la néphrectomie; et, si les statistiques montrent qu'elle est évidemment rare, la fréquence de l’anurie calculeuse lorsqu'elle se produit, et la gravité considérable des interventions sur reins uniques doivent la faire redouter au plus haut point.

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Ainsi donc, il est impossible d’édicter des règles ; et le choix, au cours de l'intervention, entre la né-. phrectomie et l'opération conservatrice reste, dans bien des cas, affaire de convenance personnelle.

Malgré tout, l'incertitude dans laquelle se trouve le chirurgien, au moment de l'intervention, sur l’évoluton ultérieure de la lithiase, doit le pousser à la conservation au maximum, lorsqu'il reste au niveau du rein malade un parenchyme utilisable.

Et, ce que l’on doit chercher, c’est élargir le champ des opérations conservatrices, en améliorant leurs résultats immédiats et tardifs; on y arrivera par : un diagnostic précis de localisation (radiographie, pyé-

lographie ascendante et intraveineuse, pneumo-

pyélographie), une préparation des malades à l'intervention, en cas de lithiase infectée,

des incisions mieux appropriées (proscription de la grande néphrotomie, à l’avantage de la pyélotomie,

élargie ou combinée à de petites néphrotomies partielles),

si possible, un contrôle radiologique sur la table d’opé-

ration, un drainage efficace du rein infecté,

enfin, des soins post-opératoires longtemps poursuivis.

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