TECHNIQUE
Deux techniques différentes sont utilisées :
la radioscopie, la radiographie.
1° Radioscopie (BRAASCH, CARMAN, MARION).
BRAASCH utilise la technique suivante :
L'’assistant radiologiste étant accommodé à l'obscurité, on diminue la lumière dans la salle d'opération; les corps étrangers métalliques (pinces, écarteurs, etc.) sont enlevés du champ opératoire.
Le rein, suspendu avec des lanières de gaze, est alors
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élevé le plus haut possible par le chirurgien, et placé sous des angles différents pendant la radioscopie.
La localisation exacte du ou des calculs se fait alors avec le doigt du chirurgien dans le bassinet et un instrument métallique tenu par le « fluoroscopiste ».
MARION emploie une technique différente, en ce sens que toute l’opération se passe en plein jour, le radiologue étant muni d’une bonnette; « les opéra- « tions sur des tables spéciales sous le contrôle de la « radioscopie », dit-il, « nécessitant des alternatives « d’obscurité et de lumière dans la salle d'opération, «ne sont pas très recommandables en raison de la « longueur des manœuvres et de la perte du contrôle « de la région opératoire par le chirurgien pendant la « période d’obscurité ».
Ayant utilisé tout d’abord le petit appareil radiologique employé par les dentistes, il utilise actuellement un appareil transportable, construit par Gaiffe, dans lequel tous ‘les fils de haute tension sont renfermés dans une cuve à huile hermétique et parfaitement isolée, ce qui permet d'éviter tout accident. /
Lorsque le rein est extériorisé, l'appareil est approché de la table d'opération, l’ampoule étant protégée. par un champ stérile. Le radiologue, qui s’est muni quelques minutes avant de la bonnette radioscopique, approche celle-ci, également protégée par un champ stérilisé; il peut ainsi signaler à l’opérateur le nombre et la situation des calculs. Après ablation de ceux-ci, une nouvelle radioscopie de contrôle est pratiquée.
L'avantage de cette méthode est sa simplicité et sa rapidité; on lui a reproché d’être moins précise que
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la radiographie (certains calculs peu opaques ou de petites dimensions étant susceptibles d’échapper à l'examen radioscopique), et de nécessiter une extériorisation très complète du rein, qui, pour certains, est rarement réalisable.
Les cas où elle a été employée sont encore trop rares en France, et elle y est d'institution trop récente, pour qu’il soit possible de formuler un jugement précis : il semble cependant qu'elle puisse être employée avec succès dans la majorité des cas.
Si l’on en croit BRAASCH et FoOULDSs, elle leur a permis d'’abaisser le taux des récidives de 10,48 à
2° Radiographie (RAFIN, BREWER, QUINBY, BEER et BENJAMIN, WILLAN, HEITZ-BOYER).
La méthode consiste à placer derrière le rein, après extériorisation (même partielle) de celui-ci, un film enveloppé dans un sachet stérile ; on prend une radiographie (ou plusieurs sous des incidences différentes) de façon à bien localiser les calculs ; après quoi, l’extraction est pratiquée, le plus souvent par néphrotomies partielles. Lorsque celle-ci est terminée, on pratique une deuxième radiographie de contrôle.
Les techniques employées par les différents auteurs qui utilisent cette méthode ne varient que par des points de détail :
BEER et BENJAMIN décrivent la technique suivante :
Le film utilisé est enfermé dans un châssis spécial: ce châssis mesure environ 10 cm. sur 12; revêtu sur chaque face d’une lame d’aluminium qui le protège et lui donne dé la rigidité, il contient deux films et un double écran
intensificateur; les auteurs insistent sur cet écran, qui permet, en réduisant des neuf dixièmes le temps de pose, d'obtenir des images meilleures.
Le rein étant extériorisé, le chirurgien enfonce dans celui-ci quelques aiguilles-témoins, perpendiculairement à sa convexité.
L'appareil est placé devant le malade, à une distance variant de 30 à 45 centimètres. Le châssis, enveloppé dans un sac de caoutchouc stérilisé et dont l'intérieur a été soigneusement asséché, est appliqué derrière le rein, de telle sorte qu'il cache bien la totalité de l'organe. Le chirurgien, placé derrière le patient, aide le radiologue à diriger le faisceau de rayons X. Une pose d’une demiseconde, et même moins est suffisante.
À côté de la salle d'opérations, se trouve une chambre noire, où le film est développé aussitôt, et examiné au négatoscope par le radiologue.
Les manœuvres demandent en général de trois à cinq minutes.
Récemment, HEITZ-BOYER a fait construire une « table opératoire radiologique » spéciale, munie de l'appareil de sécurité construit par Gaiffe ; cette table permet de prendre des radiographies sous deux angles différents, à 90° l’un de l’autre. Il utilise en outre une grille métallique, qui, fixée sur le rein, donnera sur le cliché un quadrillage destiné à faciliter le repérage des calculs. Le cliché étant pris, quelques mouchetures à la surface du rein au moyen du bistouri électrique fixent le siège présumé des calculs: après quoi, la grille est enlevée et les calculs sont extraits par de petites néphrotomies partielles au bistouri électrique.
Un cliché de vérification termine les manœuvres.
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