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Tandis qu'avant la *guerre la moyenne des jours annuels de contrôle était de 3 jours, après la guerre cette moyenne passe à 6,4. Pour intensifier la propagande coopérative, en 1927, fut fondée la Maison Raiïiffeisen, où sont organisés des cours spéciaux techniques, des conférences et des congrès coopératifs. C’est la
€ D: Karl Wolff-Haus », où se fait l'éducation coopératiste des jeunes gens (Bauernhochschule).
Un des résultats de cette activité accentuée est que la liaison avec les coopératives souabes de la région de Timisoara, après la guerre est devenue plus étroite. Après la loi sur l’organisation de la coopération, fut créée à Timisoara, en 1930, l’Union des Coopératives allemandes, à laquelle sont affiliées les 36 coopératives existantes. Ce sont, pour la plupart, des coopératives de crédit; le contrôle de ces coopératives est assuré par leur Union, mais la propagande est faite par l’Union de Sibiu. (213)
Toutes ces activités ont contribué efficacement au développement de l’idée coopératiste d’après la guerre, à l'éducation d’entr’aide du peuple, qui comprend bien qu’il n’a pas à attendre aucune aide que de lui-même, que la coopération saxonne doit être la réalisation du peuple saxon sans aucune aide étrangère.
Cette saine idée coopératiste a contribué au développement, non pas rapide, mais constant, de la coopération allemande transylvaine, comme il ressort des tableaux suivants :
ANNÉES Coopérative de 1929 1931 1932 Crédit Nombre des sociétés ... 187 186 185 Nombre des membres... 20.806 19.677 18.855 Capital versé 1.347.000 882 1.073.843 Crédits accordés 780 |1315.270.657 Bénéfices 5.278.000 158 196.410 Consommation| Nombre des sociétés ... 69 58 58 Nombre des membres... 6.553 5.251 5.037 Capital versé ......... 320.000 307.620 289.850 Chiffre d'affaires ...... 52.798.000 | 33.988.948 | 28.697.037 Bénetices- case cesceen 386.000 139.876 81.702
(213) Tribuna Coopératiei Ardelene, n° 10-11, 1931.
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Il existe, en dehors de ces coopératives, 4 caves coopératives pour la valorisation du vin des petits vignerons; une laiterie Coopérative, une coopérative de battage et deux sociétés d’assurance mutuelle.
Au 1” janvier 1933 fonctionnaient:
— de battage
Caves coopératives Laiterie coopérative
Ces chiffres disent une œuvre systématique, une organisation bien comprise, un sacrifice altruiste et un sentiment de l’aide de soi-même qui restent toujours le mérité de la coopération allemande de la Transylvanie.
La coopération hongroise de la Transylvanie, par le traité de paix de Trianon, avait subi des épreuves. Les coopératives ayant été séparées de la capitale, la liaison, jadis si intense, fut interrompue brusquement avec les Centrales Coopératives. Les pertes des institutions centrales semblaient même irréparables. La Centrale des Coopératives de crédit, sur 2.474 coopératives qu’elle avait à la fin de la guerre, a perdu 1.605 unités, soit 64,5 % du total de ses sociétés. La Centrale des Coopératives de Consommation « Hangya », sur 2.244 sociétés, en a perdu 1.200, soit une perte de 53,5 % de ses unités affiliées. Sur le territoire rattaché à la Roumanie existaient 702 sociétés affiliées à la Centrale des Coopératives de Crédit (28,27% du nombre total) et 641 affiliées à la Centrale des Coopératives de Consommation < Hangya » (28,56 % du nombre total). Ces coopératives sont restées sans direction centrale, sans base financière ; de même,
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leurs épargnes, leurs contributions à la centrale sont restées au delà des nouvelles frontières, et plusieurs années passèrent avant qu’elles n’aient pu obtenir ce qui leur appartenait. Cependant, les difficultés se multiplièrent au-dessus de ces coopératives; de nombreux administrateurs, qui s’occupaient dans le passé de leur direction, surtout les intellectuels des villages, se sont rapatriés en Hongrie; les coopératives se trouvèrent donc sans dirigeants, sans bases financières, leur désorganisation fut complète et leur nombre commença à diminuer de jour en jour.
C’est l’esprit coopératiste, l’aide de soi-même qui sauva le mouvement coopératif hongrois en Transylvanie.
Pour empêcher la décadence complète des coopératives, les apôtres de ce mouvement ont décidé de réorganiser les coopératives existant encore et de remplacer les anciennes centrales par de nouveaux organismes qui exerceraient les mêmes attributions que les anciens. Par cette décision, le mouvement coopératif hongrois indépendant fut créé en Transylvanie.
La Centrale des Coopératives de Crédit, sous le nom d’« Alliance des Coopératives de Crédit et d'Economie Hongroise », fut fondée le 9 août 1920, à Cluj, mais l'approbation gouvernementale pour son fonctionnement tardait; son activité ne commença qu’au mois d'août 1923; à cette époque, elle avait 403 sociétés affiliées avec 4.285 parts sociales appartenant à ces membres. A la fin de cette première année, le capital social de la Centrale s'élevait à 845.900 lei, le fonds de réserve à 74.720 lei. Malgré ces moyens modestes, pendant la première année elle consentait à ses coopératives un crédit en compte-courant de 1.179.780 lei. La principale opération par laquelle elle rendait de remarquables services à ses coopératives, était d’arriver à l'accord avec l’ancienne centrale de Budapest, en vue de la restitution des fonds d'épargne et des créances en compte-courant des membres; ces restitutions furent accordées sur la base suivante : on compta 2 couronnes—1 leu, la restitution ayant lieu en 4 parties consécutives semestriales. (214)
(214) Premier compte rendu de l'Alliance, 1923.
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L’Alliance, comme organe moral, par ses envoyés a exécuté une œuvre digne de mérite dans la réorganisation de la coopération, en se mettant à l’aide des petites sociétés, dont les administrateurs, au début du nouveau régime d'Etat, ne possédaient pas la langue officielle, et se trouvaient dans l'impossibilité d'exécuter les nouvelles formalités concernant l'approbation des statuts, l'obtention du brevet de fonctionnement, la nouvelle déclaration de la firme sociale, les déclarations en vue des impôts, enfin les innombrables formalités exigées au lendemain du changement de l’administration publique.
Et, malgré l’activité infatigable de la Centrale, on ne pouvait sauver certaines petites coopératives; les plus faibles ont disparu; seules ont résisté les plus viables, celles qui pouvaient faire face aux difficultés du temps.
Les coopératives de consommation ont suivi la même voie. La Centrale des Coopératives « Hangya » fut créée également à la date du 3 juin 1920, à Aiud (siège de l’ancienne représentation de la Centrale de Budapest), avec un capital de 919.500 lei, et à laquelle s’affiliaient à ce moment 450 sociétés coopératives de consommation. L'organisation de la Centrale adopta la forme de l’ancienne centrale et commença son activité avec quatre sections:
1° La section des marchandises qui, depuis le commencement, joua le rôle de magasin de gros des sociétés affiliées;
2° La section d’assurance contre l’incendie et la grêle;
3° La section juridique, destinée à se prononcer en cas de litige;
4° La section de contrôle des sociétés, qui est chargée également de donner des instructions aux sociétés sur toutes les questions fiscales.
Le départ, le commencement des affaires, l’alimentation de ces coopératives avec des marchandises, alors que les fonds propres étaient très modestes et qu'aucune ressource matérielle n'existait, — donnèrent certaines difficultés à la Centrale.
La diminution des coopératives de consommation jusqu’à cette date fut plus grande encore que pour les autres coopé-
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ratives, mais la cause est spéciale: c’étaient surtout des sociétés formées pendant la guerre, en temps de disette de denrées d’alimentation, créées sous la nécessité temporaire, ayant comme tâche principale la répartition des marchandises régies par des services publics. (215)
C’est le travail systématique, le programme bien élaboré, par lequel la Centrale se développait. Pendant les années suivantes, à côté du magasin central d’Aiud, furent créés, dispersés sur tout le territoire de la Transylvanie, 7 dépôts de marchandises, afin de faciliter la distribution et l’approvisionnement des marchandises aux sociétés coopératives membres. Aux coopératives affiliées, conformément à leurs commandes de marchandises, la Centrale attribuait une ristourne qui, en 1926, représentait une somme de 267.200 lei, et qui s'élevait en 1928 à 373.375 lei; les unités, à leur tour, ont fait à leurs consommateurs des ristournes s’élevant :
En HO ARR RE tie ee UC à 99.083 lei ST PT SES PR te PE Le 138.374 »
SO DOS RES EE PET re 150.830 »
Grâce à l’effort de ces deux Centrales, les coopératives, une fois stabilisées, commencèrent à affirmer leur force.
Les unités comptaient d'année en année plus de membres; leurs bases financières augmentaient considérablement, comme le présente la situation des coopératives de crédit :
années nombre des nombre des nombre des valeur des sociétés membres parts sociales parts sociales 1924 289 81.182 180.902 10.326.325 1925 294 86.204 216.923 12.843.300 1926 290 86.071 257.341 18.442.650 1927 290 86.068 315.913 22.135.700 1928 280 88.680 386.715 27.271.500
Les services rendus par ces coopératives sont représentés par les sommes accordées à leurs membres :
LODEL 61.268.673 lei LOAS ve rm eee EME 94.832.548 »
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