ESPACEMENT
L'espacement régulier des mots est la première qualité d'une bonne composition typographique.
Il doit être, autant que possible, du tiers du cadratin et doit être le même entre les mots d'une même ligne. C'est-à-dire que, si les nécessités de la justification forcent à augmenter ou à diminuer l'espacement-type qui devrait être le tiers du cadratin, toutes les espaces de la ligne seront uniformément augmentées ou diminuées.
Ce n'est que pour faciliter l'espacement régulier qu'il a été admis de séparer un mot en deux tronçons. Par conséquent, lorsqu'une des règles qui président à la coupure d'un mot mettrait dans la nécessité, pour être suivie, d'espacer irrégulièrement, il vaudrait mieux faire une mauvaise division qu'un mauvais espacement.
Nous ferons remarquer à ce sujet que, dans la plupart des cas, il est facile de remédier à ces deux inconvénients en remaniant quelques lignes.
Oïl met une espace d'un point avant le point vii'yule, le point d'exclamation et le point d'interrogation.
On ne met d'espace ni avant le point, ni avant la virgule, ni avant les points de suspension.
La parenthèse et le crochet ne prennent aucune espace intérieurement.
Cependant, si l'espacement de la ligne est large, il sera bon de mettre une espace d'un point avant la virgule, avant ou après la parenthèse et le crochet.
Les deux points, le tiret, les paragraphe, croix, pied-de-mouche, prennent, avant et après, le même espacement que les mots.
L'astérisque et les chiffres supérieurs figurant comme renvois de notes sans parenthèses prennent, avant, une espace moyenne ou fine.
On ne met pas d'espace entre les doubles lettres abréviatives :