‹ Les regrets de la grande îleChapitre 9 sur 12 · LA DANSE DU SOIR · texte numérisé non relu

LA DANSE DU SOIR

Quand nous avions battu le riz, Tout le jour, dans le soleil, Nous quittions l'aire du village Pour boire la betsa-betsa A l'ombre fraiche des figuiers.

Et, bientôt, la boisson qui brûle

Nous rendait notre vigueur,

Les cris, les danses et les chants

Se réveillaient sur la colline

Et bourdonnaient jusqu'aux étoiles,

Quelqu'un soufflait dans son bambou

Et, le vent de la musique

Se levant comme une tempête,

H nous semblait qu'un tourbillon

Emportait la Terre et le Ciel.

Page 1