LA DANSE DU SOIR
Quand nous avions battu le riz, Tout le jour, dans le soleil, Nous quittions l'aire du village Pour boire la betsa-betsa A l'ombre fraiche des figuiers.
Et, bientôt, la boisson qui brûle
Nous rendait notre vigueur,
Les cris, les danses et les chants
Se réveillaient sur la colline
Et bourdonnaient jusqu'aux étoiles,
Quelqu'un soufflait dans son bambou
Et, le vent de la musique
Se levant comme une tempête,
H nous semblait qu'un tourbillon
Emportait la Terre et le Ciel.