‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 10 sur 206 · AVANT-PROPOS XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIX

les époques, elle gardera des affections très sûres qui lui demeureront inébranlablement attachées. Cette femme coquette et légère, ambitieuse et fantasque, est une amie fidèle et sûre, constante dans ses attachements.

L'empire qu'elle exerçait sur le comte de Provence s'explique donc aisément. Rebelle aux exercices physiques que son précoce embonpoint lui avait de bonne heure rendus difficiles, vivant pour ainsi dire dans son salon où il se plaisait aux fines épigrarnmes et aux piquantes réparties, le prince trouvait en Mme de Balbi la réunion parfaite de tout ce qu'il aimait, la beauté accomplie, l'élégance raffinée, le charme des manières, la distinction et la subtilité de l'esprit. Aussi quel attachement il lui avait voué !

Dès le matin, à son réveil, c'est d'elle qu'il s'entretient avec son médecin Beauchène 1 qui

1. Edme-Pierre Chauvot de Beauchène, né en 1749, mort en 1824, docteur de l'Université de Montpellier, médecin du comte de Provence. Incarcéré en 1793, il devint, sous l'Empire, médecin de l'École normale, du Corps législatif et du Ministère de l'Intérieur. A la Restauration il reprit son service auprès de Louis XVIII qui le nomma chevalier de la Légion d'honneur.

Son fils Edme-Françpisde Beauchène ',1785-1831), fut chirurgiendu roi Charles X.

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