‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 103 sur 206 · Lettre du vJi décembre · texte numérisé non relu

Lettre du vJi décembre

Ce souci constant de l'élégance, ces demandes sans cesse répétées de nouvelles parures, nous montre quel genre d'existence on continue à mener à Coblentz. Les fêtes et les réceptions se succèdent les unes aux autres, comme aux plus beaux jours de Trianon, au point que Mu< Berlin, la marchande de modes de la Reine, a suivi ses clientes et exerce ses talents dans la nouvelle Cour1. Le mémoire de Gerdre, qui était le Worth de son temps, nous renseigne sur les raffinements des toilettes intimes de M,ne de Balbi; les bazins anglais et les mousselines brodées pour pierrots, les festons pour camisoles, les broderies pour corsets, toute l'exquise fanfreluche d'une jolie femme atteignent 7,119 livres O.j. Le mémoire est de 1701 . La favorite du comte de Provence va partir avec lui pour l'Émigration. Le livre-journal de M1" Etoffe8 nous avait également donné le détail de ses parures, et la Cour de Coblentz ne le cédera en rien pour l'élégance à celle de Versailles, car il faut des toilettes pour les divertissements sans cesse renouvelés; « on dépense autant qu'à Paris », aussi les bourses commencent à se vider,

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