‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 80 sur 206 · Ibidem. Décision du 15 juillet · texte numérisé non relu

Ibidem. Décision du 15 juillet

3. Elisabeth-Suzanne de Jaucourt, épouse de Hercule-Philippe- Éticnne Bacchi du Cayla, demeurant rue de Vincennes, 633, et à sa terre de Coutreux, près de Melun. C'est la belle-mère de la fameuse Zoé Talon, comtesse du Cayla, la favorite de Louis XVIII

rue Madame, une maison dont il confie le plan à Chalgrin.

Le terrain appartenait au prince et faisait en réalité partie du Luxembourg, dont une longue portion, s'étendant jusqu'à la rue d'Assas, dans le prolongement de la rue Bonaparte actuelle, venait d'être séparée du jardin dans un but de spéculation pour être vendue comme terrain à bâtir1. Il ne reste plus rien de la maison d'habitation qui a été démolie; les servitudes et leurs dégagements ont été remplacées par des constructions sans intérêt architectural datant du règne de Louis-Philippe et qui sont occupées par un épicier, un hôtel restaurant et un coi fleur. On voit seulement subsister, au coin de la rue de Fleurus et de la rue du Luxembourg, un fragment de la grille2 qui séparait la maison, du jardin de l'ancien palais de Marie de Médicis.

On a beaucoup discuté sur l'emplacement exact de l'hôtel de Mn,c de Balbi et on l'a confondu quelquefois avec la maison située au n° 59 de la

1. La rue Bonaparte s'appelait alors la rue du Pot-de-Fer et la rue d'Assas portait le nom de rue de l'Ouest.

2. M. L. Barracand croit voir dans une sorte de pavillon à fronton arrondi qui subsiste au delà de cette grille et en retrait de la rue du Luxembourg, entre le n° 10 et le n* 14, l'ancien hôtel deMmede Balbi. On verra plus loin-les raisons qui m'empêchent de me ranger à cette opinion.

rue Madame l. En réalité, elle se trouvait au n° 05 actuel de cette même rue, qui remplace une des avenues du jardin et qui, sous la Révolution, s'appelait la rue des Citoyennes. Ces deux rues avaient été créées par le comte de Provence et percées sur la rue de Fleurus en même temps que les rues Jean- Bar t et Duguay-Trouin. La maison portait le n° S. (Test ce que j'ai pu établir de façon certaine en consultant le cadastre aux archives de la Seine et les sommiers de l'enregistrement déposés aux archives municipales 2. En outre, dans les études des notaires, chargés des contrats de ventes et d'achats successifs de l'immeuble, j'ai pu retrouver la description de la résidence de la favorite de Monsieur3. Elle comprenait, d'après un plan daté de 1811 4, un corps de logis principal entre cour et

1. Communication du marquis de Rochegude, auteur d'un intéressant ouvrage sur le vieux Paris.

Cette maison appartient actuellement à M. de Lesse. Elle avait été édifiée par un sieur Pellagot sur le terrain cédé le 23 avril 1789 à Bertrand-Kugène Roncette, architecte, par Ànne-David-Sophie- Oomot de Fongy, agissant au nom de Très haut, très puissant et très excellent prince Mgr Louis-Stanislas-Xavier, lils de France, Monsieur, frère du Roi, duc d'Anjou, d'Alençon, comte du Maine, du Perche et de Senonchc.

2. Sommier général des propriétés nationales, dossier 24, registre 349. Archives de la Seine, cadastre, propriété n° 43. Je suis heureux d'avoir l'occasion de remercier de son obligeance le conservateur M. Lazard qui a bien voulu me guider dans ces intéressantes recherches.

3. Etude de Me Boullaire, notaire, a, quai Voltaire, à Paris, successeur de M« Viefville.

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