‹ Les relations internationales des industries de guerre;Chapitre 38 sur 57 · CRE · texte numérisé non relu

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La Farbenindustrie est également intéres- :

sée à : û Ansco Photoproducts Co. Inc., à New-York;

Graselli Dyestuffs Chemical Crpn, à GIErE à

land (Etats-Unis) ;

Sterling Products Co (Vie Financière, 4

mars 1928) ;

Société Internationale pour Entreprises chimiques (fondateur ; Vie Financière, 30

juin 1928); Carbo-Union Générale;

British Carbo Union (Information, 5 mai

mai 1929);

Ford, société allemande Unjormation, 26

Deutsche Gasolin A. G. (Information, . oc-

tobre 1929);

Hydro-Patents Co (Information, 16 juillet ;

Neue Acna (Journée Industrielle, 21 juin » 1931) ; société constituée avec la Montecatini, : Ja grande affaire italienne de produits chimi- - ques et d'engrais, dont le Conseil d’adminis- … tration comprend, entre autres administra- . teurs français, M. Etienne CLÉMENTEL, séna- . teur, ancien ministre).

n La Farbenindustrie a conclu des arrange- - ments avec les grands trusts de pétroles pour - la fabrication du pétrole synthétique. | - Enfin, en 1928, après de longs pourparlers, - VI. G. Farbenindustrie a conclu un ACCORD AVEC LES ETABLISSEMENTS KUHLMANN A PARIS.

… A l’occasion de l’accord, les présidents des - deux grandes sociétés ont fait des déclarations - qui jettent une lumière parfaite sur les rap- - ports établis.

M. DOonNAT-AGACHE, président des Etablissements Kuhlmann (décédé depuis), a déclaré :

« Notre tentative en vue d'aboutir à une entente mondiale entre les producteurs de colo- - rants repose sur le principe que chacun doit - se confiner au marché de son propre pays.

- Nous avons convenu de ne point nous immiscer dans les affaires américaines et nous con- - sidérons notre initiative comme une invitation - aux Américains plutôt qu’un défi. Nous espérons que les producteurs des Etats-Unis ap- + préc'eront les idées saines qui sont à la base … de notre entente et y adhéreront. Les compagnies dépensaient 33 % du prix de vente des … colorants pour faire face aux frais de distri-

bution, alors que maintenant il a été possible.

de ramener cette proportion à 15 %, en instituant un système de ventes commun. »

M. Carl Bosc, président du Comité de di-

rection de la Farbenindustrie, a déclaré : « La …

politique de la Farbenindustrie consiste es-

sentiellement à amener les producteurs, v compris les Américains, à s’entendre à l’amia-

ble pour fixer les prix de vente, échanger les |

brevets et accorder des participations finan-

cières. »

Un bureau devait être constitué, compre- .

nant trois Allemands et deux Français. (Hige +

mation, 5 janvier 1928.) Les vœux de MM. DonNAT-AGACHE et Carl

Boscx ont dû être exaucés en ce qui concerne les Américains, car l’année suivante M: le Dr.

Carl Bosc est devenu administrateur de VAmerican Chemical Crpn. (Information, 30 avril

1929.) mu

On se trouve en face d’un système connu :

c’est celui des carburiers : entente mondiale,

comptoir de vente commun, fixation commu-

ne des prix, partage des marchés, échange |

des brevets, interpénétration financière.

Il importe d’attirer l’attention sur l’échange

des brevets. S'il est exécuté de bonne foi, il

ne reste plus rien de secret entre les indus-

tries chimiques pour maïntes fabrications de guerre effectives ou possibles; s’il n’est pas effectué de bonne foi, qui sera dupe ? En tous cas, les industriels de guerre semblent se sou-

cier aussi peu que possible de la défense nationale.

On a pu juger de l'opération en partant de lInteressen Gemeinschaft Farbenindustrie A.

G., société allemande passablement cosmopolite; du point de vue français, en partant des ETABLISSEMENTS KUHLMANN, la situation est assez peu diiférente.

C’est ainsi qu’on trouve parmi les scrutateurs successifs aux assemblées générales des actionnaires des Etablissements Kuhlmann :

en 1922, Penarroya (/nformation, 28 décembre 1922), dont on a vu les agissements au seuil de la guerre et pendant la guerre, puis les liens avec l’Union Espagnole des Explosifs rattachée par M. AUFSCHLAGER au trust allemand de la dynamite; en 1920, le Crédit Com-

mercial, ancienne Banque Suisse et Française,

établissement dont les caractéristiques « nationales » ont été suffisamment étudiées pour qu'il soit superflu d’insister : on ajoutera simplement que le Crédit Commercial figure avec la Banque de l’Union Parisienne parmi les quatre banques assurant le service financier des Etablissements Kuhlmann.

D’autre part, en 1927, les Etablissements

Kuhimann ont réalisé une augmentation de

capital qui a été prise en partie par un groupe comprenant :

DiLzLon, Read a. Co, de New-York;

Schweizerischer Kreditanstalt, ou Crédit Suisse, à Zurich;

Mendelssohn und Co, de Berlin;

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ainsi que des banques anglaises et des ban- da ques suédoises. se L'Information, publiant les données ne

sus, ajoute délicieusement : « Quant au Cré-

dit Commercial, qui a toujours appuyé Kuhlmann au point de vue financier, il se bornera probablement à garantir la portion de laugmentation de capital offerte en souscription publique. » (/nformation, 29 décembre 1927.) On est donc fixé sur le cosmopolitisme des … Etablissements Kuhlmann. Le Conseil ne comprend pas plus d’Allemands que le Conseil de la Farbenindustrie ne comprend de Français.

En raison du degré d’acuité et d’irritation que les campagnes ont, de chaque côté, donné au nationalisme populaire, il y a une notoriété au-dessus de laquelle aucune firme ne se per-

met, actuellement, un internationalisme fran

co-allemand officiel. On se rattrape dans les sociétés moins importantes ou moins connues, comme l’Union Espagnole des Explosifs, PA.

G. der Dillinger Hüttenwerke, et d’autres.

Dans les grandes affaires, les financiers des. pays considérés comme neutres : Suisse, Hol-. lande, Scandinavie; ainsi que les financiers américains; servent de trait d'union ou de de faux-nez. “+ Les deux directeurs généraux, MM. Raymond BErR et Joseph FRC©SsARD, représentent la maison dans les sociétés du trust de la dy- | namite, si cosmopolite. à L’un des administrateurs, M. Frédéric LE- … DOUX, administrateur-délégué de Penarroya, -

… est à l’Union Espagnole des Explosifs avec

” M. AUrSCHLAGER dont on vient de parler.

É On a vu un autre administrateur, M. Théo-

- dore LAURENT, président des Forges et Acié-

“ ries de la Marine et d’'Homécourt, vice-président du Comité des Forges, assis autour du tapis vert dans les Conseils des sociétés métallurgiques sarroises avec des Allemands.

Enfin, M. Ernest CUVELETTE, vice-président des Etablissements Kuhilmann, commandeur de la Légion d'honneur, vice-président du Crédit Commercial, vice-président du Comité des Houillères, membre du Comité des Forges, est administrateur de la Hohenlohe-Werke A. G., à Welnovice, près Katowice, avec, entre autres :

Kammer-Präs. D' Kurt von KLEEFELD, de Berlin;

Jacob GoLpscHMiDT, à Berlin;

D’ Ernst HEIMANN, à Breslau;

Karl PETSCHEK, à Berlin. (Saling's.)

Et si la Farbenindustrie a des participations étendues, les Etablissements Kuhlmann en ont également, que l’on peut porter à plus de cent, en France ou à l'étranger, notamment :

= Ugine (/nformation, 6 janvier 1924); Produits chimiques de Schoonaerde (Belgique) ; absorbé par l’Union Chimique Belge (Vie Financière, 29 octobre 1924); Les Fils d’'Edouard Geistlich, Suisse; Société pour l’achat et le traitement des os, ou « Satos » (Belgique);

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