‹ Les relieurs françaisChapitre 102 sur 171 · VILLE · texte numérisé non relu

VILLE

HEURTEVAN (Louis), apprentif de Nicolas Poirion, fut reçu maître en lCo3.

HOC HERE AU (Charles), figure sur une liste de la Confrérie de 1715 ; y est effacé en 1721.

— (Etienne), reçu en 1705; vivait encore en 1722.

— (Louis - Jacques), reçu en 1707-1708, élu Garde le 1" août 1736, marguillier de Saint-Hilaire en 1734. Sa veuve habitait en 1759 rue des Sept-Voies.

— (Jacques - Louis), reçu le 10 juillet 1741, demeurait rue des Amandiers en 1759 et rue des Carmes en 1770 et 1776.

HOCHU (François), reçu le 13 décembre 1776, demeurait rue Chartière.

HODIÉ (Jean), reçu en 1710 on 1711, élu Garde le 15 mai 1745 et marguillier de Saint-Hilaire la même année. H était mort en 1759.

HOTOT (Adrien), reçu en 1705-

HOUDAN (Jean), reçu en 1619, fut condamné, par sentence du 6 septembre 1631, à demeurer dans le quartier de l'Université.

— (Roland), son fils, reçu le 18 août 1600. Son acte de réception est signé par André Derome, Eloy Levasseur, Gilles Dubois et Jacques Le Morinier. Richelet dit au mot Relieur de son Dictionnaire : « Oudau {sic) est un des meilleurs relieurs de tout Paris. »

Fournier, à propos de cette note.

a imaginé tonte une histoire d'api'ès laquelle Patru, collaborateur de Richelet, aurait fait cette réclame à Houdan pour le dédommager du retard qu'il mettait à le payer. On sait que Patru avait des dettes, et que Roileau, pour lui venir en aide, lui acheta sa bibliothèque, tout en lui en laissant la jouissance sa vie durant, mais on ignore absolument si Houdan était son relieur.

Une veuve Houdan, pauvre en 1684, reçut 15 sols de la Communauté.

HOUSSEY (Lionet). — Établi à Troyes, il y relia pour la Cathédrale, en 1492, la Messe du Pardon et la Vie de Madame Sainte - Marguerite, (Be- RARD. Dict. des Artistes, etc.)

HUARD (Jean), reçu maître relieur en 1649, comme apprentif de Robert Fouet. Ses nombreux descendants furent libraires et imprimeurs.

HUBERT (Jacques I) , apprentif de Charles Becqueret, gendre de Robert Feuquière, fut reçu en 1659.

— (Jean - Jacques) , son fils, exerçait en 1690 et demeurait rue Chartière.

— (Jacques II), figure sur une liste de la Confrérie en 1715; son nom y est effacé en 1721.

HUDES. Voy. Heudes.

HUET (Mathieu), figure sur la liste de la Confrérie en 1715.

HUGUES (Rogier), relieur, vivant avant 1550; sa veuve, Denise Delamarre, épousa un relieur du nom de Laurent Thomas.

HUGUES (N...), figure au nombre des relieurs du Cardinal Mazarin de 1643 à 1647. S'il s'agit d'un nom de

IIL'.NGER. — JACQLET.

baptême sous lequel on le désignait, ce relieur ne pourrait être que Hugues Seneuze, reçu en 1649, et le seul portant ce prénom à cette époque.

HU.NGER (Jean), reru en 1624.

HL'TI.N (Pierre-Jules), l'un des papetiers-cartiers-relieurs suivant la cour. Sa veuve, Marie-Anne-Ursule Castagnery étant morte, ce fut Augustin Pochard qui lui succéda le 19 octobre 1787.

INGOUVILLE (Guillaume d') ,

était relieur de la Chambre des Comptes de Paris pendant la domination anglaise. Nous avons vu chez M. Voisin, libraire, un mémoire de ce maître du 22 mars 1431, qui comprenait les reliures d'un livre des confiscations, des tailles de Ponthieu, de la Chambre aux deniers de la trésorerie de la reine (Isabeau de Bavière), etc., et la quittance autographe d'une calligraphie remarquable qui se trouvait au bas démontre que l'obligation imposée aux relieurs de la Cour des Comptes de ne savoir ni lire ni écrire n'était pas absolument rigoureuse. Voici le texte de cette quittance :

.< Je Guill. d'Ingouville et subnommé confesse avoir reçu de Nicolas Bradlzutz dit Lespine, receveur de la ville et vicomte de CaoM ladite somme de xlxi sols un deniers, de laiiuelle somme je quitte le Roy nostie sire et tous aultres tesmoins, mon saing manuel cy mis le xxii» jour de mars l'an Mil IIIl cent et trente. Gcill. d'iNGODViLi.E. >>

— (Eustached'), qui paraît avoir succédé à Guillaume, son père sans doute, mourut en 1492 et fut remplacé par Guillaume Ogier. [Voij. ce nom.)

M. Lalanne, en donnant dans ses

Curiosités bibliographù^ues le brevet d'Ogier, a nommé son prédécesseur :

d'Angonville; nous croyons cependant avoir bien lu d'Imjouville dans le compte de Guillaume, et M. Voisin aussi.

ISECQ (Pierre), et sou frère :

— (Georges), avaient été reçus vers 1600 par les premiers Gardes nommés en 1686 par Louis XIV et se virent contester leur maîtrise, qui, toutefois, leur fut maintenue par sentence du 8 août 1698. Pierre figure seul dans la liste de la Confrérie de 1718.

ISOCHON (Pierre), nommé dans une liste de relieurs de 1749-1750.

ISORÉ (Pierre), reçu maître en 1709.

— (Jean-Baptiste), reçu eu 1734, était absent de Paris de 1737 à 1779.

— (Pierre-Louis), reçu en 1747, demeurait rue d'Ecosse. Il quitta Paris avant 1779.

— (Thomas), reçu en 1748, porté absent de 17.^9 à 1779.

— (Etienne), reçu en 1761, fut élu Garde en 1771 et marguillier de Saint-Hilaire en 1772. 11 ne paya pas le droit de réunion et demeurait rue des Carmes en 1790.

JACQUEMAUD. On lui doit une Histoire de la Bibliophilie, grand infol., accompagnée de très belles planches, mais qui, commencée chez Techener, en 1860, n"a jamais été terminée.

JACQUET (Jérôme), relieur, engagea Simon Rerleau ooninit> apprentif en 1623.

JAGQUIX. — JAUGEON.

JACQUIN (Laurent), doreur, apprentif de Claude Groult, fut reçu en 16o4.

JANET (Pierre-Etienne), reçu le 13 décembre 1776, demeurait alors rue Saint-Jean-de-Beauvais et, en 178;J, rue Chartière, date à laquelle il fut élu administrateur de la Confrérie de la Vierge de Saint- Hilaire.

Il succéda à son beau-frère Jubert et alla habiter la rue Saint- Jacques vers 1792. L'absence de prénom dans ses étiquettes nous fait croire qu'il était seul de son nom '. Il continua à fabriquer ces petits almanachs à miroirs, couverts de salin, de moire, avec ou sans étui, jusqu'en 1818; car s'il édita le pi'emier volume de la collection des Almanachs des spectacles, par K. Y. Z., le second, qui parut en 1819. porte une rubrique différente, celle de :

Louis Janet, successeur de son père, rue Saint-Jacques, 39.

Lesné, dans son poème de 1820, cite ce dernier avec ses concurrents dans ce genre de petits livres :

Fuel, Jan et, Rosa, savent mieux que personne Le grand art d'embellir une étrenne mignonne.

JANSON, ou JEANSON (Jean- Baptiste), reçu le o février 1778, habitait rue des Cordiers.

JAQUEZ (Jean-Julien), reçu en 1767, demeurait rue des Amandiers.

En 1810 un Jacquet demeurait rue Guisarde, i'J.

JAUGEOiN. Mécanicien et physiologiste, reçu à l'Académie des sciences en 1699, fut chargé, avec le P. Truchet et Des Rillettes, de rédiger la Description de l'Art de l'imprimerie,

1. Nous voyons dans VAlmatiach du Commerce de 1810 un Janet fils satineur et doreur demeurant, 29, rue Saint-Jacques.

qui devait faire partie de la grande collection de la Description et Perfection des Arts et Métiers que l'Académie avait entreprise. Des Billettes lut, à une séance de 1700, la description de VArt du doreur de Vivres, et Jaugeon, en 1708, celle de VArt du relieur de livres; ni l'un ni l'autre de ces deux traités ne fut publié. 11 existe à la Bibliothèque nationale, section des manuscrits, et sous les numéros Fr. 9 lo7 et 9 lo8, une copie manuscrite en deux volumes de l'Art de l'imprimerie; le Traité de la reliure forme la fin du second volume, et il est supposable que la partie ayant trait à la dorure est de Des Billettes. Ce traité se compose de 45 pages doubles grand in-folio et de 3 planches gravées par Simonneau, dont les dates de 169i et et 1697 indiquent qu'elles avaient été faites pour un ouvrage sur la matière projeté avant l'entrée de Jaugeon à l'Académie. Ces trois planches ont été insérées dans VArt de la reliure, de Dudin. (Toy. ce nom.)

Les trois premiers chapitres de Jaugeon sont intitulés : 1° des matières sur quoy on a écrit; 2° des formes et matières des livres avant l'imprimerie; 3° de l'antiquité des livres. Vient ensuite le traité de la reliure, dans lequel le pliage des feuilles prend une très grande place; les autres opérations du relieur ne nous ont pas semblé décrites très explicitement.

Jaugeon lut encore à l'Académie, en 1718, de nouvelles Observations sur l'Arl de la reliure, mais nous ne savons s'il en existe quelque part une copie manuscrite ou si ce nouveau travail a été confondu avec celui qui forme le manuscrit de la Bibliothèque nationale. {Voy. Des Billettes.)

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