‹ Les relieurs françaisChapitre 124 sur 171 · MASSON · texte numérisé non relu

MASSON

MARGA (Pierre I"''), exerçait en 1618 et en 1634.

— (Pierre II), son fils, reçu le 30 octobre 1649.

MARGUERITE. Les Comptes de 14o9 du duc Jean de Normandie mentionnent une Mar^^uerite, la Relier esse.

MARIN (Léon). Il pétitionna en 1643 avec d'autres compagnons doreurs pour être admis à la maîtrise; un arrêt du 2fi janvier 1647 autorisa leur réception, et nous avons trouvé celles de plusieurs des autres pétitionnaires, tandis que celle de Marin nous a échappé.

MARTEL. — Voltaire écrivait à M™« de Dernières en 1~22 :

Les deux mille habits qu'on veut faire encore pour le petit bâtard {la Henriade) sont très inutiles : je n'en veux point du tout; mais j'ai un grand désir de le voir arrivé vêtu de toile cirée (c'est-à-dire, sans doute, dans un paquet de toile cirée). Je vous demande plusieurs griices... et que vous disiez à Martel que je ne veux que deux mille habits, lesquels, à un sol et demi pièce, prix fait, font cent cinquante livres. Si on en fait davantage, on pavera le surplus; mais qu'on s'arrête et qu'on emballe.

Il lui écrivait encore le 20 octobre 1723:

M. Thieriot devrait bien continuer à faire travailler chez Martel à ce qu'il avait dit ; et si la maison Martel n'était pas sûre, ne pourrait-on pas en trouver une autre en payant?

Quoi qu'en dise Fournier, il ne s'ensuit pas de ce qui précède que Martel était relieur, car il ne figure pas sur les tableaux des relieurs de cette époque. Il ne semble pas non plus qu'il était brocheur, mais seulement que c'est chez lui que se brochait la Henriade.

Lorsque Voltaire publia Zadig, il eut à se plaindre de son éditeur Prault, qui avait tiré plus d'exem-

plaires qu'il n'était convenu et s'entendit avec un imprimeur de Rouen, Machuel, en ce moment à Paris, qui y fit imprimer par un confrère les feuilles complétant le volume. Voltaire s'était fait remettre par Prault les premières feuilles et diflérait de les lui rendre sous divers prétextes.

Quand l'ouvrage fut complet :

Il me chargea, dit Longehamp, de lui chercher des femmes qui plient et brochent les livres, et d'acheter du papier élégamment peint pour en couvrir les exemplaires. J'eus bientôt trouvé dans le quartier Saint-Jacques tout ce qu'il lui fallait, et j'amenai avec moi deux femmes qui, en moins de trois jours, eurent plié, cousu et couvert avec beaucoup de soin et de propreté tous les exemplaires.

On en expédia 200 exemplaires à la duchesse du Maine, et Voltaire écrivit lui-même les adresses des personnes auxquelles on en envoya à Paris et en province. Le tout parti, les choses s'arrangèrent avec Prault.

MARTIN (Jean), reçu de IG08 à

— (Nicolas), reçu de 1614 à

— (Louis), figure dans un arrêt du 20 mai 1634 comme maître relieur.

— (Sébastien), apprentif de François Musier et de Pousset, promit d'épouser la fille d'Antoine De Cay et fut reçu le 18 septembre

Un Martin fils avait qualité pour être reçu à la maîtrise en 1690, mais nous ne savons si sa récepf ion eut lieu.

Il y eut beaucoup de Martin dans la Communauté des Libraires, Imprimeurs et Relieurs ; nous n'avons donné ici que les noms de ceux dont l'exercice de la reliure nous a été connue.

MASSON (N...), élu marguillier de Saint-Hilaire en 1712.

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