PREMIÈRE GÉNÉRATION
PADELOUP (Antoine), chef de la nombreuse lignée des Padeloup, entra pour cinq ans en apprentissage chez Nicolas Guérard, le 5 juillet 1623, eten sortit le 10 juillet 16-28. Après les trois ans de compagnonnage exigés par les règlements, il se présenta pour la maîtrise le 21 août 1631, mais n'eut son brevet de maître que le 27 janvier 1633. Il épousa Françoise Cusson, sœur de Jean Cussoii, « le plus habile relieur de son temps », au dire de La Caille.
Cinq enfants au moins naquirent de cette union : une fille, Françoise, qui se maria avec Antoine Warin, libraire-relieur, et quatre fils. Trois de ceux-ci, Nicolas I", Philippe I" et Michel exercèrent la reliure et parvinrent à la maîtrise, tandis que, n'ayant trouvé nulle trace de Claude sur les registres de la corporation, c'est que vraisemblablement ce quatrième fils resta compagnon, si même il n'embrassa pas une profession étrangère à la librairie*.
1. Jal dit seulement de lui, qu'il ('■pousa Michclle Lemoyne, malgré ses parents, en vertu d'une sentence de l'official, et que le mariage se fit à Saint-Benoit le 22 septembre 1675. Il le fait figurer dans des actes mortuaires ou de mariage de sa famille, à côté de ses frères, dont il indique la profession sans jamais parler de celle de Claude, disant seulement qu'il habitait la rue Serpente. Les Archives nationales n'ayant pas les sentences de l'official de cette époque, il faut s'en tenir à la note de Jal, prise sans doute par lui
Antoine Padeloup signa vers 1650, avec plusieurs de ses confrères, un tarif commun pour le prix des reliures des livres dits Usages, en s'engageant à ne pas chercher à travailler pour des libraires ayant déjà leur relieur habituel. Sa sœur Marguerite, veuve de Nicolas Trabouillet, chef lui aussi d'une famille qui exerça la librairie jusqu'au milieu du xvni° siècle, dirigea avec habileté la maison après la mort de son mari, arrivée en 1639; elle était au nombre des libraires qui adhérèrent à ce tarif.
Le nom d'Antoine Padeloup n'accompagnant pas celui de sa femme au bas de l'acte de mariage de leur fils Nicolas, célébi^é en septembre 1668, on doit en conclure qu'il était mort avant cette date. Sa femme continua la reliure jusqu'en 1680.