‹ Les relieurs françaisChapitre 137 sur 171 · Bibliothèque Carnavalet · texte numérisé non relu

Bibliothèque Carnavalet

PADELOUP (Philippel"), second fils d'Antoine, né vers 16o0, se maria ]e2avril 1 674, avec Étiennette Néron, veuve Charles .Mirlandon, et ne put arriver à la maîtrise, par suite des arrêts de 1666 et 1667, interdisant toute nouvelle réception, qu'après l'édit de 1686. Jal a trouvé la naissance de trois de ses enfants et donne seulement le nom de l'aînée, Françoise, qui, baptisée le 11 février 167o, épousa Augustin Duseuil, l'émule célèbre de son cousin germain Antoine-Michel, le plus renommé des Padeloup.

Un autre des enfants de Philippe, nommé Claude-Philippe, entra dans

les ordres et fut prêtre de Saint- Séverin, oii il avait été baptisé.

Nous avons relevé aux Archives nationales le mémoire de l'enterrement de Jean Hotteterre, hautbois du Roi, trouvé mort chez lui une froide nuit d'hiver, dans une chambre de la rue de la Harpe, oîi il vivait seul, et ce mémoire, du 20 février 1732, est signé : « Padeloup, prêtre, receveur des convois et sacristain de Saint-Séveiin. »

En 1700, lors d'un procès fait par les doreurs de livres, excités par Alexis Ferrand, une requête fut adressée au Roi, et Philippe la signa à côté de ses confrères les plus estimés.

PADELOUP.

C'est son neveu et filleul Philippe II qui fut Garde de la Communauté en 1727, et non lui, comme quelques auteurs l'ont cru : Philippe pr avait simplement le litre de Doyen, ainsi que le constate son acte de décès, que voici :

Paroisse Saint-Séveiin. — Le samedy 1" jour du mois de may (1728), Philippe Padeloup, relieur doreur de livres, doyeu de sa communaut(?, veuf de Estienette Néron, décédé le jour d'hier 30 avril dernier rue iSaint- Jacques, âgé d'environ soixante et dix-huit ans, a esté inhumé dans le charnier du Crucifix, en cette église, en présence de M. Claude-Philippe Padeloup, prêtre habitué de cette église, son fils, de M. François Guyne, prêtre, chapelain de Saint-Yves, de M. François-Jérôme Le Prestre, procureur au Chastelet, son neveu, et de Barthélémy Cellier, maistre perruquier, aussi son neveu '.

Signé: Padeloup. F. Gdyne.

Le Prestre. B. Cellier*.

PADELOUP(Michel),né versl6tJ4, épousa, le 2novembre 1075, Françoise Baron, dont il eut dixenfants,de 1676 à 1698. Pour les même raisons et comme son frère Philippe, il ne put se faire recevoir maître qu'après

Devenu veuf, il se remaria avec la fille d'un maître rôtisseur, Marie Debiprne. Il demeura d'abord rue Saint-Jacques, paroisse de Saint- Séverin, puis rue du Plâtre plus tard. Trois de ses fils, nés du premier lit, Sylvestre-Antoine, Philippe II et Antoine-Michel, apprirent leur état chez lui, et devinrent maîtres-relieurs. C'est à ce dernier, dit Padeloup le Jeune, qui acquit une très grande réputation, que la famille doit son illustration. Cette paternité et le mérite d'avoir dirigé et formé un artiste aussi habile, sont les seuls titres de Michel vis-à-vis la postérité, car l'apposition de sa signature à côté de celle de son

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