‹ Les relieurs françaisChapitre 139 sur 171 · TROISIEME GENERATION · texte numérisé non relu

TROISIEME GENERATION

PADELOUP (Nicolas II), fils de Nicolas I*"", naquit àParis et semariaavec Anne Piot, fille d'un relieur de la même ville. Il s'était fixé à Orléans avec son père et lui succéda. Le titre qu'il prenait, celui de Relieur de Son Altesse Royale Monseigneur le Duc d'Orléans, lui venait-il de son père, qui l'aurait eu avant lui, ou lui étaitil personnel? Nous l'ignorons, et ne savons pas davantage si son noble client était le Régent qui mourut en 1723, ou son fils Louis, décédé en 1752? Ce dernier, qui passa les dix dernières années de sa vie à l'abbaye de Sainte-Geneviève, joignait à une grande piété un véritable amour pour les lettres; c'était un savant, très versé même dans la langue hébraïque : on comprend qu'il ait eu besoin d'un relieur. Mais lui et son père n'envoyaient probablement pas leurs livres en province pour y être habillés, et le titre dont se parait Nicolas Padeloup était sans doute pour lui plus honorifique que très productif. S'il en fut autrement, si on découvrait par exemple la preuve que le Régent employa le

PADELOUP.

père et le fils, ou ce dernier seulement, et confia à l'un ou à l'autre l'exécution de quelques mosaïques pour son édition de Daphnis et Chloc, ne devra-t-on pas hésiter devant un de ces volumes non accompagné de l'étiquette authentique du grand Padeloup? L'histoire de la reliure est si pleine d'énigmes, qu'il ne faut pas les augmenter à plaisir : ne serait-il pas étonnant, en effet, que les Padeloup d'Orléans, déjà libraires et imprimeurs, aient encore été des relieurs de talent, sans que leur réputation, qui, dans ce dernier cas, devait être connueà Paris, soit venue jusqu'à nous?

La femme de Nicolas II Padeloup mourut sur la paroisse de Saint- Pierre-Lentin à Orléans, âgée de soixante-douze ans, le 4 avril 1754 -.

Dix-sept mois après, le décès de son mari était consigné comme suit, sur le registre de la même paroisse, où Armand Baschet l'a relevé:

Orléans. — Paroisse de Snint-Pierre-Lentin, année 175G, 7 janvier : M. Nicolas Padeloup, relieur de S. A. R. Monseigneur le duo d'Orléans, décédé le 3, après avoir reçu le sacrement de l'Extrème-Onctioa seulement, le malade ne nous aj'ant pas permis d'administrer les autres sacremens, son corps a été inhumé au cimetière de cette ville, par nous, curé sous-signé, en présence de M. André Haton et M. Nicolas Meusnier, qui ont signé. Ducamel, curé -.

PADELOUP(Sylvestre- Antoine), fils aîné de Michel, naquit le 27 septembre 1676 et se maria deux fois. Sa première femme, Elisabeth Loir,étant morte peu de temps après ses noces, il épousa, le lii juin 1706, Madeleine Vau de Velde, âgée de seize ans, fille d'un lapidaire. Ce second mariage lui donna neuf enfants, dont Jal ne cite pas les noms, ce qui du reste

1. Son nom est écrit l'iau sur les registres d'Orléans, évidemment pur erreur.

2; Vov. L'Jnterniêdiaire, 187'J, col. 071.

est sans intérêt, puisque nous connaissons les ascendants de tous les Padeloup ayant été maîtres-relieurs.

Sylvestre- Antoine, dont la date de maîtrise ne nous est pas connue, quitta son père en 1706, pour aller demeurer rue de la Parcheminerie, puis ensuite rue Galande, où il mourut le 1^ août 1720, précédant sa femme dans la tombe de quelques mois seulement.

PADELOUP (Philippe II), second fils de Michel, né le 2o juillet 1680, travailla chez son père jusque vers 1707, époque à laquelle il se maria avec AnneLespendue. Jal lui aconnu six enfants, parmi lesquels nous n'en avons trouvé que deux qui exercèrent sa profession : Paul- François et Jean-Philippe. Nous ignorons la date de sa réception comme maître, mais nous savons qu'il fut élu par ses confrères, le 12 mars 1726, l'un des quatre gardes de leur communauté et qu'il remplit ces fonctions jusqu'au 30 décembre

A cette époque la corporation eut à traverser une crise lamentable, et, pour y obvier dans la mesure du possible, les gardes en charge proposèrent dans une assemblée générale, qui accepta, de ne plus faire d'apprentifs pendant cinq ans; cette délibération fut homologuée par le Parlement le 24 avril 1727. Plus tard la Communauté usa du même système à plusieurs reprises, ainsi du reste que le firent d'autres corporations, celle des imprimeurs entre autres.

Avant de quitter ses fonctions, Philippe eut encore à régler certains intérêts restés communs avec les libraires et imprimeurs, malgré la séparation de 1086. A la suite d'une

PADELOUP.

transaction soumise au Roi et ratifiée par le Conseil d'État, on se partagea les meubles de la maison commune et l'argenterie, le poêle pour les enterrements ou autres efîets de la Confrérie; puis il fallut faire choix d'une autre église, celle des Mathurins restant aux Libraires et Imprimeurs. C'est l'église Saint- Hilaire que les relieurs choisirent pour y célébrer désormais la fête de Saint-Jean-Porte-Latine.

Si nous connaissons l'histoire de la garderie de Philippe II, il n'en est malheureusement pas de même de sa carrière professionnelle. Le choix que ses confrères firent de lui pour les administrer et défendre à l'occasion leurs intérêts indique sans nul doute qu'il était, aux termes du règlement, « personne de suffisance et probité, » et peut donner à penser qu'il occupait un certain rang dans la communauté. Mais, en dehors de ces généralités, on ne sait rien de positif sur son genre de travail et le caractère de son talent.

Tout ce qu'il est possible de dire jusqu'à ce jour, c'est qu'ayant appris son état chez son père, en même temps que ses frères, il est probable qu'il y eut quelque analogie dans la manière de travailler de ces trois Padeloup de la troisième génération.

Philippe II mourut le 14 décembre 1734, six mois après son fils Jean- Philippe, et ses obsèques se firent à Saint-Séverin, en présence de sou autre fils Paul-François. Sa veuve continua la reliure, rue des Bernardins et mourut avant ITCîi.

PADELOUP (Antoine-Michel), le plus célèbre des Padeloup, naquit le 22 décembre 1083. Son apprentissage se fît chez son père, où s'étaient faits ceux de ses frères Sylvestre et Phi-

lippe. Il se maria avant 1712 avec Marguerite Renault, d'une famille inconnue, et eut de ce mariage, au dire de Jal, un assez grand nombre d'enfants, dont un seul, Jean, qui fut relieur lui aussi, vécut une vie d'homme. Ce même auteur a suivi Antoine-Michel dans diverses demeures : rue de la Parcheminerie d'abord, puis rue Saint-Jacques, et enfin rue de Cluny ou plutùt place de la Sorbonne, car c'est toujours ainsi qu'il indiquait son adresse ^

Sa première femme étant morte, il épousa, le 20 avril 1731, à l'âge de soixante-cinq ans passés, une jeune fille de dix-neuf ans et demi, Claude Perrot, née à Stainville, diocèse de Toul. Ce second mariage ne fut pas moins fécond que le premier, puisque nous avons les dates des naissances de six enfants du 12 avril 1732 au 27 mai 1739. Dès à présent, les amateurs de rapprochements singuliers pourront remarquer qu'Antoine-Michel, étant mort le 7 septembre 1738, âgé de soixante-douze ans, huit mois et quelques jours, ce dernier enfant posthume vint au monde huit mois et dix-neuf jours après la mort de son père !

A notre connaissance, un seul des enfants du second lit, Jean-Antoine, embrassa la profession de relieur.

Antoine-Michel dut s'établir à l'époque de son premier mariage, vers 1712; il payait régulièrement sa cotisation pour la Confrérie de Saint- Jean-Porte-Latine, et prenait part à toutes les délibérations de la Communauté. Pour le distinguer de ses

1. La maison quil habitait, et qui appartenait à la .Sorl)onne, faisait le coin de cette rue et de la place, mais était l(5galement désignée comme située rue de Cluny, parce que la porte d'entrée se trouvait sur cette rue. t

PADELOUP.

A. M. Pafleloup habitait la maison avec pilastres touchant à la Sorbonne à droite et taisant l'angle de la place et de la rue de Cluny, où se trouvait la porte d'entrée.

frères, on l'appelait communément Padeloup le Jeune.

Une étiquette qui se trouve quelquefois sur la Carte générale de la Monarchie Française et que M. Gruel a reproduite, nous apprend qu'en 1733 il prenait le titre de Relieur ordinaire du lioy de Portugal, qu'il semble avoir passé à son fils J(;an, quand celui-ci se maria en 17il.

C'est cette même année 1733, du reste, que le Registre du secrétariat

de la maison du Roy de France porte à la date du 23 août « le Brevet de relieur ordinaire du Roy pour le nommé Padelou, par le décès de Luc-Antoine Boyet, avec le mandement au duc d'Antin * ». Il devenait donc le collègue de son cousin par alliance, le relieur non moins célri)re que lui, le fameux Auyuslin Duseuil.

1. Arch. nat. 0,77, p. 228. Bovet ('tait mort le 22 février 1733.

PADELOUP.

Padeloup le Jeuno, nommé Garde à l'élection du 23 juin 173o, fut remplacé à l'expiration de son mandat, le 11 septembre 1737, par Jacques- Antoine Derome, père du grand Derome.

Grâce aux étiquettes qu'il plaçait sur les volumes reliés chez lui, habitude que notre relieur fut un des premiers à suivre, si même il n'en fut pas l'innovateur, on peut juger à coup sûr son genre de travail et sou habileté. 11 n'est donc que juste de reconnaître que, sous le rapport de la confection d'une reliure, il fut au moins l'égal des meilleurs maîtres de son temps, qui est. comme on le sait, l'époque par excellence pour la solidité alliée à la souplesse, en un mot ce qu'on appelle un bon corps d'ouvrage.

En dehors de cette dextérité de main, qui ne saurait lui être contestée puisque les œuvres qui la font apprécier portent sa signature, il faut encore considérer la valeur des décorations dont il ornait ses productions. Comme il est certain que reliure et dorure se faisaient chez lui, on ne peut non plus lui refuser tout au moins le mérite de la direction, si toutefois il ne poussait pas lui-même les roulettes, lllets et petits fers à dorer.

Ces belles et larges dentelles d'une si grande richesse décorative, pour lesquelles il s'adressait k des artistes ornemanistes de talent, furent dues, dit-on, à son initiative; mais la chose n'est pas prouvée.

Son atelier d'ailleurs ne fut pas le seul dans lequel s'exécutaient avec soin ces somptueux ornements dont le style était si admirablement approprié au goût du jour. On doit même croire que maître Padeloup avait recours parfois à ses confrères, car

les sommes (4 000 liv.) qu'il devait à sa mort à René Dubuisson père et à Pierre-Paul Dubuisson fils, à la suite de condamnations prononcées contre lui par les juges-consuls, dont la juridiction était toute commerciale, ne pouvaient provenir que de travaux exécutés pour son compte.

Il produisit aussi beaucoup de reliures mosaïques, et ses travaux dans ce genre sont presque toujours d'un fini remarquable, qu'aucun de ses rivaux n'a dépassé. Quand, pour ses décorations à plusieurs couleurs, il se restreignait à un dessin courant ou à répétition, la critique trouve bien peu à redire. L'exécution est en général parfaite, et l'oeil se repose agréablement sur ces charmants volumes. Mais quand, plus ambitieux, l'artiste prétend imaginer une composition d'ensemble, il ne rencontre que des ornements baroques, tourmentés à l'excès, découpés au hasard des ciseaux et d'une invention primesautière ne révélant chez leur auteur ni connaissance du dessin, ni un goût tant soit peu cultivé. Il y a loin de ces feuillages étranges, sans analogie dans la nature, de ces fleurettes et de ces motifs ne se rapportant pas entre eux, à ces magnifiques compartiments du xvi^ siècle si purs, si harmonieux, où les rinceaux et le choix des ornements combinés d'avance s'enchaînent sans effort avec tant de charme ! Comme exemple de bizarrerie par trop naïve, on peut citer l'exemplaire de Daphnis et Chloé, le fameux volume aux armes du Régent qui a fait tant de bruit ces temps derniers, et sur lequel, malgré les soi-disant difficultés de l'exécution, on s'est certainement beaucoup trop enthousiasmé. Ce volume, comme

PADELOUP.

un grand nombre des mosaïques signées Monnier, éveille, à n'en pas douter, une réelle curiosité, mais sans donner au goût la moindre satisfaction'.

Padeloup fut en somme un des relieurs de Paris les plus occupés et travailla pour tous les bibliophiles de son temps. Il employait un grand nombre d'ouvriers, et c'est ce qui explique qu'on trouve parfois des volumes à sa marque d'une exécution ordinaire. On croit qu'il était outillé d'une façon spéciale pour l'entreprise des reliures des grands ouvrages in-i", in-folio et format atlas. C'est lui, en effet, qui était chargé de relier les publications somptuaires, comme le Sacre de Louis XV, les Fêtes publiques données par la Ville de Paris, etc., les Fêtes données an Roi à Strasbourg, etc., etc. A la suite d'un article sur la Galerie de Versailles de Massé, le Mercure de novembre lloS insérait cette annonce : « Les personnes qui voudraient l'avoir reliée peuvent s'adresser au sieur Padeloup, relieur du Roi, au coin de la place de Sorbonne. C'est le seul qui en ait relié jusqu'à présent. » Cependant nous avons vu un peu plus haut qu'il lit travailler les Dubuissondont l'outillage, pour certains travaux, était peut-être plus complet que le sien.

La signature que nous donnons ci-après est apposée sur un reçu faisant partie de notre collection, dont voici le texte :

Rp(.-u à compte soixante et douze livres de M. Massé sur trois grands volumes de la galerie imprimée eu Aiglo que je luy ay livrés sur le pied, scavoir : Deux reliés en veau à quarante huit livres pièces et un en parchc-

1. I.e fac-similc eu chromo de cette reliure se trouve dans le n" 10 du liulb-tin Mensuel «le la librairie Morgand. Cette reproduction aussi parfaite que possilile donne une idée très exacte do cette singulière reliure.

min vert à trente six livres. Reçu en outre dix-huit livres pour les six grands cartons des susdits trois volumes. Total, reçu jusqu'au dit jour, 14 juin 175S, la somme de quatre vingt dix livres.

4ypcÙ-e^^^M^

Antoine-Michel devait mourir un peu moins de trois mois après avoir signé ce reçu. Souffrant depuis longtemps d'un rhumatisme aigu, il fut emporté à la suite d'une attaque violente de son mal, le jeudi 7 septembre 1758, un peu avant cinq heures du soir.

Sa veuve fit apposer les scellés immédiatement, et le procès-verbal de cette formalité ayant été publié par M. Guiffrey, nous allons pouvoir pénétrer chez le vieux relieur du Roi, comme nous l'avons fait chez Boyet et chez Jacques-Antoine Derome^.

Voici d'abord le détail des outils servant à la reliure et à la dorure :

Premièrement, trente roulettes, tant grandes que petites, à dorer. Trente-huit pallets (palettes) de différentes façons. — Quatre douzaines de bouquets, tant in-folio que de diflerentes formes. — Quatre douzaines de coins in-folio et autres trois douzaines de différents fers à dentelles. — Huit alphabets do différentes formes et façons. — Deux douzaines de bandes pour les noms. Deux boîtes remplies de différents petits fers d'agrément. — Deux fourneaux à dorer. — Deux assortiments de grands fers garnis de dorures. — Deux grandes tables garnies de leurs tiroirs servant à dorer. — Plus une presse servant ;\ dorer, comprise dans les d. tables. Et s'agissant de veiller à la seureté de plusieurs ouvrages eu papier do ladite profession, nous les avons tous fait enfermer en un petit cabinet en cloison pratiqué dans la chambre du deffunt et avons apposé nos scellés et cachets.

Cinq presses à mettre sur table, q\iatre porte-presses, quatre chevilles à usage do presse, trois autres gran.les presses, trois l'uts à rogner, quatre pierres à battre, deux

1. Bulletin de la Socirtt' de l'Histoire de Paris, etc. juillet-août 1884, p. lOi.

PADELOUP.

cousoirs, huit placets, deux barres de fer, six tables tixut grandes que moj'ennes, un plan de Paris, deux grandes armoires, dans lesquelles s'est trouvé dix livres de recoupesdeux douzaines de peaux de veau, quatre planches servant de tablettes, trois douzaines bois servant à presser les in-folio, six semblables plus grands, deux douzaines semblables pour les in-4», huit douzaines semblables pour les in-12, dix autres douz. semblables pour les in-12 et les in-8°, quatre pierres à parer, deux jattes à colle, trois marteaux à battre, quatre frottoirs, deux grattoirs, un sacq de rognures, cent livres ou environ de cartons, six douzaines d'ais à fouetter les grands et petits in-folio, 18 autres semblables tant pour fouetter que pour endosser les iu-12 et les in-l", un poésie de fonte garny de ses tuyaux, une douve, quatre poinçons, quatre règles de fer, trois équièrcs. quatre paires de ciseaux, six ais tant grands que petits servant à brunir.

Et à regard de 312 volumes de livres sur ditf(^rents sujets, qui ont esté reliez par le dit detfunt pour le sieur comte de Montsabert. auquel ils appartiennent, ils n'ont point esté mis sous scellés, la d. dame veuve Padeloup s'estant. à cet égard, chargée de faire, lors de l'inventaire, telles déclarations qu'il appartiendra sur ce qu'il peut estre deub pour raison de ce.

A défaut de l'inventaire des meubles meublants nous donnerons maintenant la liste des objets divers énoncés dans ce même procès-verbal :

Le mobilier comprend onze tableaux tant grands que moyens, peints sur toile, et quatre estampes sous verre, avec leurs bordures de bois sculpté doré.

Une petite table de pacquet, couverte de drap vert, dans le tiroir de laquelle se sont trouvés plusieurs moyens outils à usage de relieur.

Neuf aulnes de tapisserie de verdure.

Un buffet de bois de chesne à deux battants, dans lequel s'est trouvé six cuillières, .six fourchettes, une cuillière à ragoîit, trois petites cuillières à caffé, deux coquetiers et trois moyennes timballes, le tout d'argent blanc. En la chambre du delfunt, une grande pendulle à heures et minuttes et cadran d'émail, dans sa boette et sur son pied peint en vert, garnye de trophées et autres ornemens de cuivre doré, faitte par Collot à Paris.

Plus, une autre petite pendulle, aussi à heures et minuttes et cadran d'émail, en sa boette et sur son pied de marquetterie, garnje de trophées et ornemens do cuivre aussy dorés, faitte par Edrae Baillot à Paris.

Plus, s'est encore trouvé dans ladite chambre une grosse montre à répétition à boette d'argent, chaisnc et clef aussi d'argent, faitte

par ledit Edme Baillot, dans un petit portemontre peint en vert, garnye d'un petit trophée et autres ornemens de cuivre en couleur, et encore une moyenne et deu.x petites gravures représentans différons sujets dans leurs bordures de bois sculpté doré.

On retrouva dans un petit secrétaire émaillé garny de cuivre des coquillages de mer, des cartons, des outils de relieur et autres objets.

Tout cela n'indique certainement qu'une aisance relative, d'autant plus que les oppositions qui s'abattirent quelques jours après sur la malheureuse veuve vont nous montrer la position du défunt comme n'étant rien moins que brillante.

La maison de Sorbonne, propriétaire de l'immeuble habité par Padeloup, qui devait être en retard pour le paiement de ses loyers,

Liv. sols.

Réclamait 7 280

René Diibuisson père, maître relieur, pour le montant d'une condamnation des juges et consuls du 8 nov. 1732 se faisait inscrire pour 3 5)9,13

Pierre-Paul Dubuisson fils, maître relieur, pour une même cause', demandait. . . 508.13

Nicolas Chapelet, perruquier 147

Barthélémy Cellier, maître perruquier.

(beau-frère du défunt) 699

Le sieur Sanse. maître cartonnier 100

Louis Dumas, maître maçon —

François Constant, procureur au Parlement —

12 2oV,6

En fait d'actif nous ne voyons que ce qui était dû par le comte de Montsabert pour la reliure de ses 312 volumes et le produit que devait donner la vente des meubles, outils et divers objets figurant au procèsverbal, où, on le remarquera, il n'est fait mention d'aucune créance à recouvrer. Tout cela, c'est certain, ne pouvait arriver cà balancer le passif.

1. M. Guiffrey donne la date du 8 novembre 1750 au jugement en faveur du fils Dubuisson, mais il y a peut-être erreur dans le dernier chiffre; la date du jour étant la même, il est probable que les deux affaires furent jugées la même année, soit en 1750 ou en 1752. Il s'agissait évidemment d'une affaire commerciale, de travaux de reliure exécutés par ses deux confrères pour le compte d'Antoine- Michel Padeloup, puisque ce sont les juges consuls qui prononcèrent la comlamnation.

PADELOUP.

D'ailleurs, le retard dans le paiement du loyer et les deux sommes restant dues aux Diibuisson père et fils à la suite d'un jugement remontant pour le moins à six ans, sinon à huit ans, n'indiiiUL-nt-ils pas suflîsamment une position gênée?

Enfin Pierre-Valéry Auvray, François-Laurent Lemonnier, maîtres relieurs, et Antoine Cosmant, aussi relieur-doreur, furent chargés de faire la prisée des outils de leur profession, et il fut convenu qu'on procéderait à la vente immédiatement.

Les ayants-droit au partage, outre la veuve, à cause de la communauté, étaient au nombre de six : Jean Padeloup, qui, absent de Paris, fut représenté par le substitut du procureur du Roi, et Antoine-François Fournier, petit-flls du premier lit; Jean-Antoine, Anne, Madelaine et Antoine-François Padeloup, enfants du second lit. L'un des enfants de ce second lit était mort, et le sixième n'était pas encore né.

Si l'inventaire se trouve chez le successeur de Jacques Mathon, notaire chargé de cette liquidation, on y verrait certainement que le résultat en fut des plus médiocres.

On arriva cependant à un arrangement quelconque, car la veuve d'Antoine Michel continua l'exercice de la reliure dans le même local de la place de laSorbonne. Elle entreprenait elle aussi des travaux d'une certaine importance, aussi bien pour la maison du Roi que pour les clients d'autrefois. Grâce à son outillage, dont partie venait sans doute de l'ancienne maison et aux habitudes de travail contractées sous son mari par les ouvriers qu'elle garda avec elle, elle sut, au moins pendant les {iremières années, conser-

ver une assez bonne réputation.

Malgré la nomination de Pierre- Paul Dubuisson comme Relieur du Roi à la place d'Antoine-Michel Padeloup, la veuve de celui-ci figurait encore dans l'Almanach- Dauphin de 1777 avec le titre de Relieur du Roi, qu'elle maintint toujours, du reste, sur ses étiquettes.

QUATRIÈME OÉNÉRATION

PADELOUP (Paul-François). Ce

filsde Philippe II, né le .31 décembre 1711, futreçumaîtrele 17aoiitl733et demeura rue Saint- Jean-de-Beauvais.

Il épousa Catherine-Elisabeth Durand, et mourut entre les années 17(31 et 176;>, laissant deux enfants mineurs, un fils et une fille. Nous verrons que son fils Jean-Baptiste fut plutôt colporteur que relieur, et de plus un assez triste sujet.

— (Jean-Philippe), secondfils de Philippe 11, naquit vers 1722, fut reçu maître relieur en 1744, et ne paraît pas avoir joui de plus de réputation que son frère Paul-François. Il avait épousé en 1743 Geneviève-Benoîte Hammerville, fille d'un de ses confrères, dont la famille pratiquait la reliure depuis le xvii<* siècle et comptait deux gardes de la Communauté parmi ses membres.

Jean-Philippe, qui, au diredeJal, eut sept enfants de 1744 à 1754, mourut âgé d'environ trente-deux ans, le 18 juillet 17o4, six semaines avant la naissance de son dernier enfant. François est le seul de ses fils qui, à notre connaissance, se soit fait relieur.

— (Jean), né le 3 août 171(3, est l'unique fils du premier lit d'.\ntoine- Micliel qui survécut à ses frères et

PADELOUP.

à ses sœurs de ce même lit, morts tous assez jeunes. Il fit son apprentissage chez son père et eut sa maîtrise le 10 septembre 1737.

Antoine-Michel, s'intitulant : Relieur ordinaire du Roi de Portugal sur une étiquette imprimée datée de 1733, dut transmettre ce titre à son fils Jean, car lorsque celui-ci épousa Françoise Vernant de Senlis, le 26 avril 1741, l'acte de mariage, d'après Jal, lui donnait cette qualité.

Sa demeure indiquée rue de Cluny peut faire supposer qu'il habitait alors chez son père, si même il ne collaborait pas à ses travaux.

Jean quitta Paris après 1753, année où il fut parrain de son demifrère Jean-Antoine, attendu que, déclaré absent à la mort de son père, en 1758, c'est le subsj-itut du procureur du roi qui le représenta aux diverses formalités de la succession. Du reste, les tableaux de la Communauté, dont le premier que nous ayons pu consulter est de 1759, le portent absent jusques et y compris celui de 1779.

Malgré la mort de son patron, le roi Jean V, arrivée en 1750, avait-il donc été appelé en Portugal par son successeur Joseph-Emmanuel, ou alla-t-il tout simplement exercer sa profession dans une ville de province? La succession de Luc- Antoine Boyet avait pu déterminer son fils à entreprendre le voyage de Vienne à Paris; mais l'héritage paternel n'était pas fait, on l'avouera, pour décider Jean Padeloup à un déplacement quelconque.

Si Jal ne l'a pas confondu avec son frère Jean-Antoine, dont le second prénom aurait été omis dans l'extrait qu'il a fait d'un acte mortuaire relevé à Saint-Séverin, Jean, revenu à Paris depuis peu, aurait

assisté, le 22 mars 1780, au convoi de la femme du relieur Janson(V).

PADELOUP (Jean- Antoine). Nous

n'avons que peu de chose à dire de ce relieur, né le 13 octobre 1733, du second mariaged'Antoine-Michel, et qui fut tenu sur les fonts du baptême par Jean, son frère du premier lit. Reçu maître le 5 février 1788, il habitait rue Saint-Hyacinthe, à laporte Saint- Jacques. Il épousa Marie-Anne Couette, dont il eut quatre enfants.

D'après Jal, Jean-Antoine mourut dans son domicile rue de la Harpe le 2 prairial an III (20 mai 1793).

Les fils d'Antoine-Michel, qui ne recueillirent pas plus la fortune à la mort de leur père qu'ils n'héritèrent de son talent, ne firent nullement parler d'eux.

CIXQUlÈilE GÉNÉRATION

— (Jean-Baptiste), fils de Paul- François et de Catherine-Elisabeth Durand, ne parvint pas à la maîtrise.

Il ne fut d'ailleurs qu'un ouvrier ordinaire; sa principale occupation était le colportage. Comme sa mère finit par le faire elle aussi, il vendait des livres défendus : tous les deux furent mis à la Bastille, la mère y entraînant même avec elle sa fille mineure. Nous empruntons à J.-B. Carra ce qu'il raconte de ces tristes personnages dans ses Mémoires de la Bastille :

Jean-Baptiste Pasdoloup, âgé de 22 ans passés, relieur et colporteur de livres, demeurant à Paris, rue Saint-Jean-de-Beauvais, mis à la Bastille le 28 juin 1767, et sorti le 3 juillet 1772.

Ce particulier a été mis à la Bastille parce qu'il vendait et colportait des livres contre la religion. Sa mère, qui était dévote, profita do l'occasion, et employa des protecteurs pour que son fils, dont elle était fort mécontente, à cause de son impiété et de son libertinage, restât à la Bastille aux frais du Roi.

Il y a été détenu pendant cinq ans, au bout du quel temps on lui a fait contracter un cngrage ment pour servir dans les colonies : mais ce jeune lioninic s'étant trouvé hors d'état de servir le Roi parce qu'il avait une hernie, il eut seulement ordre de s'éloigner thi [lays.

Sa détention a été bien longue, et il a coûté au Roi de l'argent bien inutilement ; il était temps de le mettre en liberté, car il était au désespoir, et il aurait sûrement fini par se tuer. Il a passé quatre hivers sans feu, sans vêtements.

Samère. qui a été en partie cause de la longueur <le la détention, a été mise à son tour à la Bastille, en juillet I77I, avec sa propre fille âgée de 14 ans, parce qu'elles étaient aussi toutes deux dans l'usage de vendre des brochures sous le niLiuteau. Parmi les brochures qu'on saisit chez cette temnie, il s'en trouva une qui avait pour titre : Correspondance, secrette et familière, de M. de Maupeou avec M. de Snr... conseiller du nouveau Parlement. Elle avait d'ailleurs tout ce qui paraissait depuis quelques mois sur les affaires présentes du Parlement à Paris, tant pour que contre : elle en fournissait entre autres personnes à M°" de Berville, épouse de M. l'avocat général de la Cour des Aides, qui était très curieuse de ces sortes de papiers que la police regardait comme capables d'émouvoir les esprits '.

La veuve Pasdeloup et sa fille furent mises en liberté le 12 décembre 1771.

La vpuve Padeloup mourut le 4 juin 1773, et le procès-verbal d'apposition des scellés, analyse par M. GuifTrey dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris (4^ liv., juillet 1884), nous apprend que sa malheureuse fille, nommée Elisabeth-Monique, partagea avec son frère une partie de la somme de 933 livres laissée par la défunte, l'autre partie restant pour les frais des formalités.

Un autre Jean-Baptiste Padeloup, demeurant lui aussi rue Saint-Jeande-Beauvais, est cité par Ravaisson dans ses Archives de la Bastille comn\e ayant été incarcéré à la Bastille en avril 1737, pour vente de livres interdits, et transféré à la Concierge-

1. Le libraire Hardi, dans son Journal, conservé à la Hildiothèipio Nationale, cite encore le Maire du Palais, au nombre des ouvrages vendus eu cachette par la veuve Padeloup.

rie en mai. Le Jean-Baptiste, fils de Paul-François, dont nous avons parlé plus haut, ne pouvant avoir plus de vingt- trois ans en 1767, et par conséquent treize ans en 17o7, il doit être ici question d'un autre Jean-Baptiste, attendu que le commissaire Rochebrune, en rendant compte de sa perquisition chez le délinquant, parle des brochures qui s'y trouvaient « à côté du lit de son fils ». Notons aussi que la date de 1757 est juste, puisque les rapports de cette affaire sont adressés à Berryer, qui ne quitta la lieutenance de police qu'à la fin de cette annéelà.

Nos lecteurs ne se préoccuperont pas plus que nous de l'incertitude dans laquelle il faut rester à propos de ce dernier Jean-Baptiste, qui, après tout, était fort peu relieur, mais simplement colporteur.

PADELOUP (François), est le seul fils de Jean-Philippe qui, d'après nos recherches, exerça la reliure et parvint àla maîtrise. Ilfutreçu le 31 octobre 1769, et demeurarue du Mont- Saint-Hilaice, puis rue d'Ecosse. En 1779, il n'avait pas encore payé le droit de réunion.

Le Padeloup cité par VAlmanach du Commerce de 1798 à 1801, comme habitant rue de la Harpe, n° 462, n'était autre vraisemblablement que François.

Un Padeloup sans prénom, probablement Jean-Antoine ou François, sinon même encore un autre membre de cette famille qui ne nous serait pas connu, s'associa avec le doreur Pierre i5azin, et, tous les deux, à la suite d'un décret de la Convention, lui firent une très curieuse proposition. Nous empruntons ce texte à M. Gruel, qui dit le tenir de

PALFART

PAUTONMER.

M. Germain Rapjst, en leur reconnaissant tout le mérite de la découverte :

Législateur,

Le citoyen Padeloup et le citoyen Bazin, désirant être utile àla République, ont trouvé le moyen d'auter l'or de dessus le maroquin dont onvoisie les échantîllion. Come la Bililiothèquti national est imanse par le nomlirc des livres, il propose un projet d'économie que ferat plus de moitier, cette à dire, 25 feuilles coûtent actuellement 4 1. 10 s., à l'époque de 1775 ses 25 feuilles ne coûtait que 2 1. ; si la Convantiont veut nous faire avoir l'or au même prix quent 1775, nous choisiront des batteurs d'or qui nous le fourniront aux prix de l'année 1775. — Comme nous avons diâérent frais, tant que pour otté l'or que poure l'huille. les bland dœuf, le charbon et différente affaire relatif à l'état, nous proposons d'entreprendre cette ouvrage à raison de 15 1. par jour.

Padei-oup, relieui",

rue de Cluny, 599, place Beaurepaire.

Pierre Bazix, doreur,

rue des Cosse-Saint-Hilaire, 5 (d'Ecosse^.

On remarquera que la demeure du Padeluup qui signe ici est peut-être la même que celle d'Antoine-Michel, puisque la place de la Sorbonne avait pris le nom de Beaurepaire.

11 fut fait d'autres offres de service à la Convention pour dédorer les livres, entre autres celles d'un nommé Jolivet, se disant non relieur, qui proposait d'enlever l'or à 2 sols par volume, et celles d'un relieur de la Bibliothèque "Nationale, Antoine Durand, dont nous avons reproduit la soumission. {Voy. ces noms.)

Le nom de Padeloup, qui avait figuré dans le monde de la reliure pendant plus de cent cinquante ans, en disparut à la fin du xvin« siècle.

On prête à un des nombreux Padeloup, sans dire au juste lequel, l'ornement qui consiste à couvrir d'un motif courant assez fin le dos d'un volume au moyen d'une même palette? Cet ornement, qu'on appelait

aussi autrefois Grotesque, s'employait beaucoup, surtout au milieu du XVII'' siècle : on le poussait entre les nerfs, car alors on ne faisait pas de dos unis. La probabilité est qu'en appliquant le nom de Padeloup à ce genre de décoration, la tradition doit être encore une fois de plus en faute, comme elle l'est pour l'encadrement dit à la Duseuil, qui se pratiquait bien longtemps avant la naissance de cet artiste!

Palette du x^^I= siècle.

Palette du XVIII' siècle.

PALFART (Jacques), apprentif, en 1628, d'Antoine Mobillion et gendre de François-Etienne, fut reçu le .3 avril 1636.

PAPIN (Benoît), relieur cité dans l'arrêt du 20 mai 1635-.

PASQUIER. Voy. Pacquet.

PASQUIN (Jean), reçu le 16 avril 1749, demeurait rue des Sept- Voies.

PATELÉ (Abel), reçu le 11 août

PAULIN (Éloy), doreur, exerçait en 1610.

PALMIER (N...,) est nommé dans une liste de 1727.

PAUTONMER (Pierre), figure comme relieur dans le contrat de 1582, transférant la Confrérie de Saint-André-des-Arcs chez les Pères Mathurins.

PAVIIJ.OX. — PETIT.

Il pourrait cependant y avoir erreur dans la qualifiration do roliciir donnée à Pierre Pautonnier, attendu que ces deux noms étaient en 1581, au dire de Lottin, ceux de l'imprimeur du Roi pour les langues grecque et latine. Il est vrai que La Caille ne cite de lui que des ouvrages publiés après 1600.

PAVILLON (Jean), reçu le 27 septembre 163.'). Il était gendre de Matburin Hénault, imprimeur.

PAYEN (Joseph), reçu en 1714.11 fut enfermé à la Bastille du 8 janvier au 24 juillet 1722, pour commerce de mauvais livres qu'il faisait venir de Hollande.

PEIGNOT (Gabriel). On a de ce

bibliograpbe bien connu : Essai historique et archéologique sur la reliure des livres et sur l'état de la librairie chez les anciens (avec plancbes). Dijon et Paris, 1834, iu-S", 84 pp., tiré à 200 exemplaires. Ses ouvrages bibliograpliiques renferment de nombreuses notes se rattachant à l'histoire de la reliure.

PELÉ (Guillaume) , reçu le 6 avril 1628. Sa fille épousa Jean III Duval.

— (Claude), son fils, reçu vers

— (Nicolas I"), dit le Troyen, reçu le 9 août 1646.

— (Denis), reçu le 10 février UiSO.

— (Nicolas II), reçu le 27 juillet

Nous ne savons si un Pelé sans prénom, qui figure dans une liste de 1690 comme ayant qualité pour être reçu, parvint à la maîtrise.

PELICAN (François), reçu le 31 juillet 1622.

PELU (Charles), exerçait avant 1620 ; fut maître d'apprentissage en 1025 de Jaccjues Ledoux.

PEQUEUX (Jean), reçu le 27 octobre 1639. Beau-père de Charles Dubourg.

PÉRARD (G...), relieur du <:ommencement du xvi'= siècle dont il existe à la Bibliothèque Nationale un volume portant sa marque à froid d'un côté et les armes de France de l'autre. Il s'agit d'un livre publié en 11)12. M. Gruel a reproduit cette reliure dans son Manuel.

PERIER. De nombreux membres de cette famille appartinrent à la Communauté des Libraires, Imprimeurs et Relieurs pendant les ivi^ et xvii^ siècles, mais nous n'avons pas trouvé de renseignements certains à l'égard de l'exercice de la reliure. Samuel, le dernier des Perier qui fut reçu le 30 mars 1051, donna sa fille en mariage à Pierre 1" Bradel. '

PERRIN (Louis-Antoine), reçu le 30 juin 1773, demeurait rue des Carmes. Il paya le droit de réunion après l'Edit de 1776 et fut élu administrateur de la Confrérie de la Vierge de Saint-Hilaire cette même année, puis marguillier de cette église en 1788. Il demeurait en 1798 rue Saint-Jacques et est nommé dans VAlmanach du Commerce jusqu'en

PERSONNE (Charles-François), reçu le l'^'' mars 1771, demeurait alors rue Saint-Jacques puis en 1779, collège des Cholct. 11 ne [laya pas le droit de réunion.

PETIT. II y eut pendant le xvi« siècle, dans la corporation des libraires, un certain nombre do mai-

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