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Si la société actuelle centriste les cœurs par l'égoïsme qui la domine, il est cependant encore d'admirables caractères et de véritables vertus. Les grandes cités et les humbles villages en fournissent des modèles souvent ignorés et méconnus, mais faits néanmoins pour la consolation et l'exemple de ceux qui les entourent.

Mlle de Bronac, supérieure et fondatrice des religieuses du Tiers-Ordre de Saint-François établi 'à Montfaucon (Haute-Loire), fut une de ces personnes dont la vie s'écoula dans la souffrance patiemment endurée, le zèle des bonnes œuvres et la charité du prochain.

Douée des avantages de l'esprit et du corps, appartenant à une famille distinguée, cette vertueuse demoiselle aurait eu de grands succès dans le monde ; mais appelée de bonne heure à une vie parfaite, elle dut renoncer aux satisfactions passagères de la vie. De grands obstacles vinrent l'arrêter; mais, aidée de sa foi vive, elle parvint à en triompher.

Fille affectueuse, sœur affectionnée, elle donna d'abord à sa mère malade et à son père âgé les soins les plus constants ; puis devenue libre par la mort de Tun et de l'autre, elle put réaliser ses désirs, en s'unissant à d'autres jeunes filles dévouées comme elle au service des malades.

N'ambitionnant aucunement le titre de fondatrice, elle fut conduite par la Providence à le devenir sans y penser. Dieu, en bénissant son entreprise, voulut montrer qu'il

LES RELIGIEUSES FRANi

l'inspirait, Noa seulement il lui don ratrices, niais encore les secours di faucon, le charitable M. Measson, .du sacerdoce et d'impérissable méni teur, encouragé par Mgr de Morlhi conseils des religieux de Sainl-Fra pour le bien de la naissaate commu si utile aux besoins corporels et spi

La vénérable fondatrice mourut k A cette époque, déjà Monistrol-sur Lâcha Im, Dunières, Paulhaguet e avaient des Sœurs de Saint-Franço:

localités.

Ces religieuses s'occupent spéci; malades à domicile. A Aubenas, el linat qui avait été fondé par Mlle de . plus de vingt ans, avec l'aide de t elle avait été la meilleure des mères d'enfants privées de celle qui leur d< tueuse tertiaire, si active, si zélée e en 1870. Sa vie a été écrite par un e dant plusieurs années, avait eu sous des vertus de Mlle de Bernardy (3),

Les Franciscaines de Montfaucon et portent la corde de laioe ; elles viron quatre-vingts et possèdent acti Montfaucon (maison- mère). Monts Romain- Lac Aalm, Dunières, Paul/ la Haute-Loire; Auôenas (ArdèclM Saint- Paul-en-Jarret [V,ouç), Gueui

i. Voir Univers, 30 décembre 1873.

I. Mlle de Bernardy, du Tiers-Ordre de de la Providence à Aubenas {Ardèch Mlle Charrier-Laroche, par un ancien ï:

Poussielgoe, rue Cassette, 15, Paris; prlii

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