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LES RELIGIEUSES I

qu'elle embrasse. Ainsi l'a rég prudence et sa sagesse, car el.

la charge des fidèles et de la • brables phalanges des religieus entier. Seuls les Ordres dits 1 Saint-François, sont exempts d Pontifes leur accordant le nobi évangélique. A part les Clariss séraphin d'Assise, la plupart des donc recevoir une postulante di y sont chaque jour refusées poi franciscaines du TJers-Ordre gieuses des diverses congrégati bien de très grandes facilités au reconnaissent une vraie vocati totalement les décharger de l'ol titre équivalent, comme celui d excellente instruction acquise Franciscaines de Notre-Dame d un asile aux pauvres jeunes f cloître, mais privées de la dot dans la plupart des monastère lacune, satisfait à un besoin r retraite, la fille des champs, simple, pauvre, sans instructi mener une vie pénitente et cachi et le silence. Une congrégation vait ne pas choisir pour Père appelé par Bossuet * l'amant Ii Pauvreté « et le souverain c l'argent !

Une modeste maison, une Saint-Jnst-Doizieu pour recevc Jésus-Christ. Mais bientôt ne dans son étroite enceinte, elle :

une partie des abrupts coteaux solitaires et enchantées du Rhô de Condrieu.

Un magnifique et spacieux monastère dans un site ravissant, s'y trouvait comme préparé pour la recevoir : vingt religieuses s*y installèrent le 12 août 1868, fête de sainte Claire, première fille spirituelle de saint François et patronne de toutes les Franciscaines.

Les Franciscaines de Notre-Dame des Anges n'eurent, dès Torigine, qu'un seul but : la vie contemplative. Mais après la guerre de 1870, leurs cœurs s'émurent en face des nombreuses orphelines que nos effroyables catastrophes avaient multipliées et elles décidèrent d'ouvrir un orphelinat pour les recueillir et pour y placer aussi les pauvres petites filles abandonnées dans les rues à la honte de la mendicité et livrées au vice.

Elles ont donc ajouté au premier dessein de leur institut une fin secondaire : l'exercice de la charité. C'était jusqu'alors Marie en larmes et en prières aux pieds de Jésus. Marthe est venue rejoindre sa sœur, pour s'occuper ensemble des intérêts du divin Maître et de son corps mystique, de lui et de ses petits enfants. Marie garde toujours la meilleure part, les pieds du Sauveur pour les baiser et son cœur pour l'attendrir sur nos misères. Elle a les parfums de ses prières pour les répandre sur sa personne sacrée, et les veilles et les pénitences pour essuyer la poussière et les crachats jetés par les méchants sur son humanité sainte. Marthe déploie son activité infatigable et dévpuée aux soins de la famille mystique de Jésus-Christ, à la formation de ses enfants privilégiées, les petites orphelines dont il s'appelle le Père. Elle accomplit le plus doux précepte de son cœur, car c'est lui qui a dit : « Tout ce que vous faites aux plus petits des miens, je le regarde comme fait à moi-même, et je vous en bénirai un jour devant *mon Père. >

Marthe complète Marie et cette institution a complété aussi la pieuse fondation des Franciscaines de Notre-Dame des Anges, mais seules les religieuses ayant vocation à la

LES RBLIGIBtISES PKANaSCAlNES

vie active sont exclusivement occupe- La maison-mère de Condriea est qu'une seule succursale, c'est celle de i Les religieuses n'y gardent pas la clôti soiu des malades à domicile.

Quant aux orphelines, elles sont i quatre à cinq ans. Les Sœurs leurdon; convenable, leur apprennent un état et nomie domestique; elles les rendent g familles à l'âge de vingt et un ans, ou 1 maisons honorables, et veillent sur ellt possible.

L'orphelinat est approuvé par l'au autorisé par le préfet du Rhône.

L'institut lui-même a été approuvé \ le 9 octobre 1872, d'après le témoigne T. R. Père Prieur de la Grande-Chari miner les Constitutions,

Les religieuses suivent la Règle de tenl pour costume une robe de bure un camail de même étoffe; sur la têt guimpe, un voile blanc et un voile ] laine blanche, à laquelle est suspendi leur sert de ceinture ; les professes ont crucifix.

Les religieuses sont au nombre d'un

SŒURS FRANCISCAINES DE Maison unique à Moingt, fris Mot, (1883)

Cette petite communauté, fondée il reconnue par Mgr l'archevêque de Lyc petites filles__sourdes-mueltes, apparte

à la classe pauvre. Les Sœurs au nombre de douze, sont habillées en noir et portent la corde franciscaine. Cependant, comme cette communauté est nouvelle, rien n'est encore définitif ni pour l'habit ni pour la Règle (i).

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