‹ Les Religieuses FranciscainesChapitre 82 sur 105 · EN ITALIE · texte numérisé non relu

EN ITALIE

La patrie de saint François a toujours eu le privilège de voir de nombreuses phalanges de ses fils s'enrôler sous la bannière séraphique. 11 faudrait composer un livre spécial sur les Franciscaines en Italie; sigtkalons seulement quelques-unes d'entre elles.

Les Saurs Missionnaires Franciscaines, de Gémone, sont presque françaises par leur origine.

Une dame française du plus grand monde, possédant une fortune colossale, voulait faire, au profit des missions catholiques, une œuvre capable d'assister les missionnaires employés à répandre les lumières de l'Évangile ; après avoir prié, réfléchi et consulté, elle se décida à fon-

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der une congrégation de Sœurs missionnaires du Tiers- Ordre régulier. Les premières tentatives de ce nouvel institut ûiites en France ne purent aboutir; c'est dans la ville de Gémone, au diocèse d'Udine, dans la province de Frioul (Italie), qu'il fut fondé, en 1860, avec les bénédictions du Ministre général de notre Ordre. Les postulantes affluèrent aussitôt, malgré la plus cruelle des épreuves. La congrégation compte actuellement 20 maisons et 271 religieuses (statistique d'octobre 1896). La maison-mère esta Gémone ^ ainsi que le noviciat pour la formation des sujets; à Solagna (Italie), les Sœurs dirigent une école et soignent les malades à domicile. Mais la plus grande partie des maisons se trouve en Orient et en Amérique, ainsi que nous le dirons plus loin. Les Sœurs sont vêtues d'une robe et d'un scapulaire de bure grise, très grossière, ceintes de la corde blanche et chaussées de sandales ; la guimpe est blanche et le voile noir. Elles récitent le bréviaire franciscain et font les vœux de pauvreté, chasteté, obéissance et persévérance. La Supérieure générale actuelle est une religieuse franciscaine née en Bretagne.

Les Sœurs Tertiaires des Stigmates de Saint- François^ dites les Siigmatines^ ont été fondées avec l'aide du P. André de Quarata, célèbre missionnaire franciscain de Toscane, par la vénérable Anna Lapini, dont la vie a été ornée de tant de vertus et favorisée de grâces si extraordinaires que la cause de sa béatification a été introduite en cour de Rome. — En 1884, cet institut comptait 24 maisons dans la province de Toscane, parmi lesquelles Portico, près de Florence, résidence de la Supérieure générale. Dans la province de Naples, il y avait 19 maisons et 7 dans la province de Rome, etc. Au total : 51 maisons, 517 religieuses, 2^^^^ postulantes, 6.000 élèves externes et 650 pensionnaires.

Elles sont établies aussi en Epîre et en Albanie.

Les Stigmatines sont revêtues de l'habit de pénitence de sainte Marguerite de Cortone : Jamais costume n'humilia autant la vanité de la femme ? — Par un décret spécial du 16 mai 1856, cet institut est placé sous la direction de

notre Ministregénéral. Les Constitutions ont ^t^ di^fini ment approuvées en iSSS,

Les Sieurs Franciscaines Élisabéthines, P. Ludovic de Casoria, sont très nombreus ont des couvents dans les principales villes ; doue, Venise, Milan, etc. Elles s'occupe les œuvres de charité : orphelinats, hôpîtau refuge, d'aliénés, etc. Elles sont vêtues en \ un bonnet rond comme coiffure. — La con Servantes du Sacré-Cœur, deNaples, est al sabéthiues.

Les Franciscaines de Sainte-Anne ont i 1S34, à Turin, par la marquise de Parolo pentde l'éducation des jeunes filles. Cet iostii dans toute l'Italie et à l'étranger; il compte n collèges aux Indes anglaises. En 1884, le braient avec pompe le cinquantième annive fondation. — Le 17 décembre 1896, deu s'embarquaient pour TOcéanie.

Les Franciscaines de l' Intmaculée-Conci ficri, 12, à Rome, ont leurs maisons surtout

Les Sœurs Tertiaires, de Venise, s'occi traction des enfants pauvres.

Les Sœurs Tertiaires Franciscaines, à sortent jamais, même pour quêter ; elles ont tuite pour les enfants pauvres.

Aux anciennes congrégations sont venuei plus récentes, celle des Petites- Pauvres dé d'Alcantara,Gn 1 874, à Castellamare ; celle d tiaires, à Aquila ; des Saurs Margaritinei

Ce fut le 14 septembre 1879, qu'un Franci fin del'Ara-Cosli.leR. P. Simplicien de la 1 un refuge à Sainte-BalbinedeRome, sur le sous le patronage de la Madeleine de l'Ord sainte Marguerite de Cortooe, pour reçue resses et les filles exposées. Elles sont nombre de 130, et un autre asile a été foui Capoue. Le travail et les aumônes sont I

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source de Thospice : on y tisse le lin, le coton, la laine, on y fait de la dentelle et des ornements sacrés. A ces divers travaux sont joints de nombreux exercices de piété et la réception des sacrements qui réhabilitent les pauvres âmes égarées. Quelques-unes touchées par la grâce restent dans l'établissement et se vouent à la pénitence sous la protection et Thabit de sainte Marguerite; les autres sont placées dans de bonnes maisons. — De 1879 à 1889, 276 pensionnaires du refuge de Rome avaient été placées en service, 16 1 étaient rentrées dans leur famille, 8 étaient retournées avec leur mari, 28 après un court séjour étaient revenues à leur mauvaise vie, 30 avaient embrassé la vie religieuse dans rinstitut des Margheritinesy etc.

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